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Gian Lorenzo Bernini,
dit Le Bernin ou Cavaliere Bernini
1598 - 1630

Biographie

Artiste italien qui a peut-être été le plus grand sculpteur du 17e siècle et un remarquable architecte ainsi. Bernini created the Baroque style of sculpture and developed it to such an extent that other artists are of only minor importance in a discussion of that style. Bernin créé le style baroque de la sculpture et développé, à tel point que d'autres artistes qui n'ont qu'une importance mineure dans une discussion de ce style.

Premières années

. Bernini la carrière a commencé sous de son père, Pietro Bernini, un sculpteur florentin de certains talents qui ont finalement déplacé à Rome. . Le jeune prodige a travaillé avec tant de diligence qu'il a gagné les éloges du peintre Annibal Carrache et le patronage du Pape Paul V et bientôt s'établit comme totalement indépendant sculpteur. Il a été fortement influencée par son étude de l'antiquité grecque et romaine billes dans le Vatican, et il a également eu une connaissance intime de la Haute Renaissance, la peinture du début du 16e siècle. . Son étude de Michel-Ange est révélé dans le Saint-Sébastien (vers 1617), sculpté pour le cardinal Maffeo Barberini, qui fut plus tard le pape Urbain VIII et Bernini, le plus grand mécène.

Le pontificat d'Urbain VIII Barberini

Urbain VIII par Le BerninEn 1623, succédant à Grégoire XV, le florentin Maffeo Barberini monte sur le trône pontifical sous le nom d'Urbain VIII. Le Bernin trouve en lui le mécène idéal, Urbain mène une politique de « grands travaux » pour graver dans la pierre la volonté de reconquête de l'église comme force triomphante du paganisme via les missions et du protestantisme via la Contre-Réforme : une architecture spectaculaire, une esthétique communicante, persuasive et festive voire fastueuse n seront les vecteurs.


Baldaquin dans le transept de la basilique Saint-Pierre de Rome

Baldaquin dans le transept de la basilique Saint-Pierre de RomePremière commande pontificale, dès 1623, une Santa Bibiana, statue destinée à orner l'église homonyme, déjà représentée en posture d'extase et qui s'intègre en une scénographie toute baroque aux fresques de Pierre de Cortone. Par la suite, il utilisera souvent l'effet théâtral des draperies, des jeux de marbres, de l'intégration de la peinture, de la dramatisation de la scène par un clair-obscur.

En 1624, le pape décide de l'édification d'un baldaquin de bronze au dessus de l'autel de Saint Pierre. La construction s'étend de 1624 à 1633 et, pour se faire, on utilise le bronze du Panthéon ce qui fera dire : Quod non fecerunt Barbari fecerunt Barberini (« Ce que les Barbares n'ont pas fait, les Barberini l'ont fait »). Le génie théâtral du Bernin s'exprime à plein dans ce dais soutenu par des colonnes torses qui rappellent le trône et le temple du roi Salomon, iconographie (jamais innocente !) liant Rome à Jérusalem, soulignant la continuité sinon la légitimité voire le primat du Vatican avec/sur le judaïsme. La modénature du monument souligne également l'importance des Barberini (des abeilles en référence aux armes de la famille papale) et la sûreté de leur goût (le laurier, symbole d'Apollon et des arts).

En 1627, le tombeau du pape est commandé au Bernin. Il sera achevé des années plus tard et placé en face de celui de Paul III, l'initiateur de la Contre-Réforme qu'Urbain VIII pensait avoir achevée. C'est l'occasion pour le Bernin de se mesurer, comme il l'a déjà fait avec son David avec Michel-Ange qui avait réalisé le tombeau de Paul III. La statuaire représente le pape bénissant de la main, la Justice et la Charité à ses côtés et la Mort, sous forme d'un squelette aux pieds du Saint-Père, écrit son épitaphe ; l'idée iconographique novatrice est que la Mort elle-même est soumise au pouvoir du pape… La modestie n'était pas le fort d'Urbain VIII !


Fontaine des abeillesLe chantier du palais Barberini est confié, vers 1630, au Bernin en collaboration avec Francesco Borromini qui deviendra son grand rival par la suite. La fontaine du Triton (Fontana del Tritone) qu'il achève en 1643 est la première d'une longue série de réalisations de « mobilier urbain ». La fontaine des abeilles (Fontana delle Api) immortalise peu après les trois abeilles symbole de la famille Barberini.

Le pontificat d'Innocent X Pamphilj
En 1644, GianBattista Pamphilj est élu au trône de Saint-Pierre. C'est un pape austère ou aux ambitions artistiques limitées par la crise des finances du Saint-Siège (fin de la guerre de Trente Ans et traités de Westphalie). Coup dur à la réputation du Bernin, c'est aussi l'année de la démolition du campanile de la basilique Saint-Pierre pour des raisons de statique. Ses concurrents en profitent pour faire valoir leur place, Borromini obtient le chantier de Saint-Jean de Latran, Carlo Rainaldi construit le Palazzo Pamphilj et commence la construction de l'église de Sant'Agnese in Agone sur la Piazza Navona.

Le Bernin n'est pas en disgrâce mais cela y ressemble presque et il faut l'habile médiation du prince Niccolò Ludovisi pour qu'on lui commande la réalisation de la magnifique fontaine des Quatre-Fleuves (1648 - 1651).

Entre 1647 et 1652, Le Bernin travaille sur ce qui est son chef-d'œuvre et celui de la sculpture baroque, l’Extase de sainte Thérèse (voir image) dans la chapelle Cornaro de Santa Maria Della Vittoria à Rome. Commande du cardinal Federico Cornaro pour célébrer sainte Thérèse récemment canonisée (1622) et première carmélite à l'avoir été. La lumière zénithale accentue la position extatique de la sainte, comme terrassée par la flèche mystique de l'ange.


L’Extase de sainte Thérèse dans la chapelle Cornaro
Durant cette décennie, il réalise également un Monument à la sœur Maria Raggi à Santa Maria sopra Minerva, une Verità aujourd'hui dans la galerie Borghèse, un buste d'Innocent X (coll. Galleria Doria Pamphili) et un buste de Francesco I d’Este (coll. museo Estense di Modena).


Colonnade de la place Saint-Pierre

Colonnade de la place Saint-Pierre

Alexandre VII est un pape humaniste et urbaniste qui monte sur le trône de saint Pierre en 1655.

Il commande au Bernin la colonnade de la place Saint-Pierre lequel trouve une solution urbanistique et symbolique élégante en concevant une colonnade qui s'écarte depuis la basilique comme deux bras qui accueilleraient la foule. Le plan |elliptique est typique de l'architecture baroque influencée par les découvertes contemporaines en astronomie, l'usage de l'ellipse se généralisera pour devenir un lieu commun de l'architecture baroque et rococo.


Cathedra PetriAvant cela, le Bernin a réalisé, pour l'abside de la basilique Saint-Pierre, la Chaire de saint Pierre (Cathedra Petri), ajoutant un chef d'œuvre de plus à la liste déjà longue. L'œuvre est un reliquaire contenant la cathèdre paléochrétienne, portée par les statues monumentales des quatre pères de l'église, symboles de la sagesse et de la connaissance qui soutiennent l'autorité papale. L'originalité est ici de situer le siège de l'évêque (et le pape, successeur de saint Pierre n'est autre qu'un évêque parmi d'autres dans une longue lignée, en théorie appelé à s'asseoir sur la chaire du premier évêque de Rome) en hauteur, comme inaccessible, inatteignable, affirmant indirectement la suprématie de Rome sur les autres patriarcats.

De 1658 à 1678, il travaille à l'édification de l'église Saint-André du Quirinal dont le plan elliptique servira de modèle pour nombre d'églises baroques par la suite. Le Bernin, qui a beaucoup contribué à l'embellissement ou la complétion de bâtiments existants et peu construit d'édifices dans leur totalité considère cette église comme son chef d'œuvre architectural.

Le Bernin est un artiste de réputation internationale et, dès 1644, Colbert l'invite en France pour le compte de Louis XIV qui doit faire pression sur le pape pour qu'il libère son architecte préféré lequel part pour Paris en avril 1665 pour travailler sur la restructuration du Louvre. Reçu comme un prince, son projet ne sera pas retenu, marquant le début du déclin de l'influence italienne sur l'art français. On lui préfère le projet de Claude Perrault, et même la statue équestre du roi, qu'il réalise lors de son séjour en France sera « exilée » dans un coin peu prestigieux du parc de Versailles. Il retourne à Rome en octobre.

Comme pour Urbain VIII, il réalise le tombeau d'Alexandre VII avec les allégories de la Charité, de la Vérité devant la Prudence et la Justice avec une porte qui symbolise le passage vers l'au-delà.


Les dernières années

Sous Clément IX, Le Bernin réalise une série d'anges pour le pont Saint-Ange de Rome. De cette série, seule une statue est de la seule main du Bernin laquelle est aujourd'hui conservée en l'église de Sant'Andrea delle Fratte.

Il s'attaque une ultime fois au thème de l'extase avec celle de la bienheureuse Ludovica Albertoni terminée en 1674.

Il meurt à Rome en 1680 et est enterré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Deux ans après sa mort, la reine Christine de Suède, alors en exil à Rome commande sa biographie à Filippo Baldinucci (La vie du Chevalier de Bernin)

 

Les dernières années

Exstase de la bienheureuse Ludovica AlbertoniSous Clément IX, Le Bernin réalise une série d'anges pour le pont Saint-Ange de Rome. De cette série, seule une statue est de la seule main du Bernin laquelle est aujourd'hui conservée en l'église de Sant'Andrea delle Fratte.

Il s'attaque une ultime fois au thème de l'extase avec celle de la bienheureuse Ludovica Albertoni terminée en 1674.

Il meurt à Rome en 1680 et est enterré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

Deux ans après sa mort, la reine Christine de Suède, alors en exil à Rome commande sa biographie à Filippo Baldinucci (La vie du Chevalier de Bernin).


Exstase de la bienheureuse Ludovica Albertoni

Sculpture

Éléphant par Le Bernin, Piazza MinervaBuste de Giovanni Battista Santoni (c. 1612) - Marbre, Santa Prassede, Rome.
Saint Laurent sur le grill (1614-1615) - Marbre, 66 x 108 cm, Contini Bonacossi Collection, Florence.
La chèvre Amalthée avec Jupiter enfant et un faune (1615) - Marbre, Galerie Borghèse, Rome.
Saint Sébastien (c. 1617) - Marbre, Museo Thyssen Bornemisza, Madrid.
Faune émoustillé par des Amours (1616-1617) - Marbre, 132 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.
Énée, Anchise et Ascagne (1618-1619) - Marbre, 220 cm, Galerie Borghèse, Rome
Âme damnée (1619) - Palazzo di Spagna, Rome.
Âme sauvée (1619) - Palazzo di Spagna, Rome.
"Buste du Cardinal Escoubleau de Sourdis" (1620) - Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Bordeaux.
"Annonciation" (?) - (groupe sculpté par Bernini le père pour l'Archange Gabriel et la Vierge par Gian Lorenzo Bernini,Eglise Saint-Bruno, Bordeaux.
Apollon et Daphné (1622-1625) - marbre, 243 cm, Galerie Borghèse, Rome.
La Charité avec quatre enfants (1627-1628) - terre cuite, 39 cm, Musées du Vatican, Vatican.
David (1623-1624) - marbre, 170 cm, Galerie Borghèse, Rome.

Fontaine de la BarcacciaFontana della Barcaccia (1627-1628) - marbre, Piazza di Spagna, Rome
Buste de Monsignor Pedro de Foix Montoya (c. 1621) - marbre, Santa Maria di Monserrato, Rome
Neptune et Triton (1620) - marbre, 182 cm, Victoria and Albert Museum, Londres.
Le Rapt de Proserpine (1621-1622) - marbre, 295 cm, galerie Borghèse, Rome.

Fontaine du TritonFontana del Tritone (1624-1643) - travertin, Piazza Barberini, Rome.
Tombe d'Urbain VIII (1627-1647) - bronze doré et marbre, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Buste de Thomas Baker (1638) - marbre, 81,6 cm, Victoria and Albert Museum, Londres.
Buste de Costanza Bonarelli (c. 1635) - marbre, 70 cm, Bargello, Florence.
Charité avec deux enfants (1634) - terre-cuite, 42 cm, musées du Vatican, Vatican.
Saint Longinus (1631-1638) - marbre, 450 cm, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Buste de Scipione Borghèse (1632) - marbre, height 78 cm, galerie Borghèse, Rome
Buste de Scipione Borghèse (1632) - marbre, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Buste d'Urbain VIII (1632-1633) - bronze, 100 cm, musées du Vatican, Vatican.
Buste du Cardinal Armand de Richelieu (1640-1641) - marbre, Musée du Louvre, Paris.
Mémorial à Maria Raggi (1643) - bronze doré et marbres polychromes, Santa Maria sopra Minerva, Rome.
Buste d'Innocent X (circa 1650) - marbre, Galerie Doria-Pamphilj, Rome.
La Vérité (1645-1652) - marbre, 280 cm, Galerie Borghèse, Rome.
L'Extase de Sainte Thérèse (1647-1652) - marbre, Chapelle Cornaro, Santa Maria della Vittoria, Rome.
Loggia des fondateurs (1647-1652) - marbre, Chapelle Cornaro, Santa Maria della Vittoria, Rome.
Buste d'Urbain - marbre, basilique Saint-Pierre, Vatican.

Fontaine des Quatre-FleuvesFontaine des Quatre-Fleuves (1648-1651) - travertin et marbre, Piazza Navona, Rome.
Daniel et le lion (1650) - marbre, Santa Maria del Popolo, Rome.
François Ier d'Este (1650-1651) - marbre, 107 cm, Galleria Estense, Modène
Fontaine du Maure (1653-1654) - marbre, Piazza Navona, Rome
Constantin (1654-1670) - marbre, Palais du Vatican, Vatican.
Daniel et le lion (1655) - terre-cuite, 42 cm, Musées du Vatican, Vatican.
Habacuc et l'ange (1655) - terre-cuite, 52 cm, Musées du Vatican, Vatican.
Croix d'autel (1657-1661) - bronze doré, 185 cm, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Trone de Saint Pierre (1657-1666) - marbre, bronze, stuc, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Saint Augustin (1657-1666) - bronze, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Constantin, Scala Regia (1663-1670) - marbre et stucs polychromes, Palais du Vatican, Vatican.
Ange debout avec un parchemin (1667-1668) - terre-cuite, 29 cm, Fogg Art Museum, Cambridge.
Ange avec la couronne d'épines (1667-1669) - marbre, Sant'Andrea delle Fratte, Rome.
Ange avec les Écritures (1667-1669) - marbre, over life-size, Sant'Andrea delle Fratte, Rome
Elephant de Minerve (1667-1669) - marbre, Piazza di Santa Maria sopra Minerva, Rome (attribuer pour certain à Giuseppe Paglia).
Buste de Gabriele Fonseca (1668-1675) - marbre, San Lorenzo in Lucina, Rome.
Statue équestre de Louis XIV (1669-1670) - terre-cuite, 76 cm, Galerie Borghèse, Rome.
Buste de Louis XIV (1665) - marbre, 80 cm, Musée National de Versailles, Versailles.
Herm de Saint Étienne de Hongrie - bronze, Cathédrale de Zagreb, Zagreb.
Saint Jérome (1661-1663) - marbre, 180 cm, Chapelle Chigi, Duomo di Siena, Sienne.
Tombe d'Alexandre VII (1671-1678) - marbre et bronze doré, basilique Saint-Pierre, Vatican.
Bienheureuse Ludovica Albertoni (1671-1674) - marbre, Chapelle Altieri-Albertoni, San Francesco a Ripa, Rome.

Architecture
Façade de l'église Santa Bibiana (c. 1623), Rome.
Baldaquin de la basilique Saint-Pierre (1624 – 1633), Rome.
Chapelle Cornaro en l'église de Notre-Dame de la Victoire, contenant la célèbre Extase de Sainte Thérèse (1647 – 1652), Rome.
Palazzo Montecitorio (c. 1650), Rome.
Fontaine des Quatre Fleuves (1651), Rome.
Colonnade de la place Saint-Pierre (c. 1660), Rome.
Restauration de l'église Sainte-Marie-du-Peuple (1655 - 1661), Rome - avec en particulier la décoration de la nef et du transept et réalisation de la chapelle Chigi.
Église Saint-André du Quirinal (1658 - 1678), Rome.
Palazzo Chigi (c. 1660), Rome.
Scala Regia au Vatican (1662 - 1668), Rome - avec en particulier une statue équestre de Constantin.
Colonnade du Louvre (1665), Paris - non réalisée.

Peintures
Pour Le Bernin, la peinture est une activité annexe. Ses toiles révèlent néanmoins une touche sûre dénuée de pédanterie.

Saint André et Saint Thomas (c. 1627) - huile sur toile, 59 x 76 cm, National Gallery, Londres
Portrait de garçon (c. 1638) - huile sur toile, Galerie Borghèse, Rome
Autoportrait en jeune homme (c. 1623) - huile sur toile, Galerie Borghèse, Rome
Autoportrait à l'âge mûr (1630-1635) - huile sur toile, Galerie Borghèse, Rome
Portrait d'Urbain VIII

Bibliographie
Filippo Baldinucci, La vie du Cavaliere Bernini, 1682.
Paul F. De Chantelou, Journal Du Voyage En France Du Cavalier Bernin Giovanni Lorenze Bernini, 1598-1680, Burt Franklin, 1973, (ISBN 0-8337-0531-8)
Charles Avery, David Finn, Bernin, Gallimard, 1998, (ISBN 2-07-011562-3)
Rudolf Wittkower, Le Bernin, Phaidon, 2005, (ISBN 0-7148-9432-X)

Éléphant par Le Bernin, Piazza Minerva
Fontaine de la Barcaccia
Fontaine du Triton

   
Fontaine des Quatre-Fleuves Extase de sainte Therese dans la chapelle Cornaro