Arthur Rimbaud
1854-1890
Illuminations
Veillées

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Veillées I
C'est l'ami ni ardent ni faible. L'ami. C'est l'aimée ni tourmentante ni tourmentée. L'aimée. L'air et le monde point cherchés. La vie. - Etait-ce donc ceci ? - Et le rêve fraîchit. II
III
La mer de la veillée, telle que les seins d'Amélie. Les tapisseries, jusqu'à mi-hauteur, des taillis de dentelle, teinte d'émeraude, où se jettent les tourterelles de la veillée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La plaque du foyer noir, de réels soleils des grèves: ah ! puits des magies; seule vue d'aurore, cette fois.
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