Arthur Rimbaud

1854-1890

Correspondance

À Paul Demeny, II

À Paul Demeny, II
à Paris.
Charleville, 10 juin 1871.


A M. P. DEMENY.

LES POETES DE SEPT ANS

Et la Mère, fermant le livre du devoir,
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A. R.
26 mai 1871.

LES PAUVRES A L'EGLISE

Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église
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A. RIMBAUD.
1871

Voici, - ne vous fâchez pas, - un motif à dessins drôles : c'est une antithèse aux douces vignettes pérennelles ou batifolent les cupidons, où s'essorent les coeurs panachés de flammes, fleurs vertes, oiseaux mouillés, promontoires de Leucade, etc... - Ces triolets, eux aussi, au reste, iront

Où les vignettes pérennelles,
Où les doux vers.

Voici : - ne vous fâchez pas -

LE COEUR DU PITRE

Mon triste coeur bave à la poupe,
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A. R.
Juin 1871.

Voilà ce que je fais.
J'ai trois prières à vous adresser
brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma volonté comme celle d'un mort, brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai : ayez la bonté de m'envoyer, s'il vous est possible et s'il vous plaît, un exemplaire de vos Glaneuses, que je voudrais relire et qu'il m'est impossible d'acheter, ma mère ne m'ayant gratifié d'aucun rond de bronze depuis six mois, - pitié ! - enfin, veuillez bien me répondre, quoi que ce soit, pour cet envoi et pour le précédent.
Je vous souhaite un bon jour, ce qui est bien bon.
Ecrivez à : M. Deverrière, 95, sous les Allées, pour
A. RIMBAUD.