Kellie


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v 10 - Horst l'étranger.... me battue..


Horst l'étranger....


Je suis une simple personne, qui fait sa petite vie de tous les jours, aidant comme je le peux certaines personnes âgées, écoutant les récits de leur passé, quelque fois ça leurs fait grand bien, et à d'autres les larmes coulent sans aucuns sanglots. Marie-Louise est ma préférée, enjouée, gaie,toujours un mot aimable, où bien elle est tout simplement elle-même. Je l'écoute souvent sur sa vie passée qui fut bien remplie et presque totalement heureuse. Pourquoi presque heureuse ? tout simplement parce qu'elle m'a racontée un moment douloureux de sa vie, et je vais à mon tour vous la compter; Elle a 87 ans notre Marie-Louise; à l'heure où j'écris ceci, en 1942 elle vivait dans une petite ville du Cantal, dont j'ai oublier le nom, mais peu importe seule son histoire doit être dite. Marie-Louise à 18 ans, et l'horreur de la vie viens frapper à sa porte comme à des millions d'Européens, les Allemands envahissent sa ville, la chasse aux juifs est déclarée, tout est réquisitionner par l'armée allemande, peurs et sentiments d'impuissances sont de mises, Pour Marie-Louise et toute la ville. Un Capitaine de l'armée Allemande se présente au domicile des parents de celle-ci il s'appelé Horst, il est à peine plus âgé que notre Marie-Louise il a peut-être 25 ans, très poliment Horst explique aux parents de notre héroïne, que leur vaste maison sera la Kommandantur de la ville, lui n'est pas un SS mais un simple soldat, les parents font contre mauvaise fortune bon cœur, et sont obligés d'accepter. l'Armée prends ses quartiers dans cette immense maison laissant deux chambres, cuisine et une salle de bains, aux parents et à Marie-Louise, du haut de ses 18 ans, elle ne peut plus aller au bal, parler à ses amies, où tout simplement vivre sa vie de jeune fille insouciante. Tous les soirs elle voit Horst rentrer et parfois, elle le rencontre au détour d'une pièce de la maison, il a pris le bureau de son père, pour lui, Elle haït cette guerre, elle se sent prisonnière chez elle, ses parents se résignent et ça l'ennuie beaucoup. Mais notre Marie-Louise est bien élever et doit se taire et vivre comme il se doit, douce comme elle est dans son for intérieur elle est quelque peu rebelle et pour l'époque ça ne se fait pas, donc elle garde tout pour elle, les semaines et les mois passent, les "boches" comme les gens les appellent sont de plus en plus présents. Un matin d'hiver où la neige remplie les champs de son manteau blanc, alors qu'elle prépare avec les moyens du bords un pain perdu, Horst notre Capitaine Allemand se présente à elle et un très bon français, engage la conversation avec Marie-Louise,

" je suis navrée mademoiselle d'avoir pris mes quartiers ici, vous savez nous ne pas mauvais" .

Elle se retourne avec des yeux qui pourraient lui transpercer le cœur et le tuer, et prend la parole à son tour :

"Vous n'êtes nullement navré lorsque vous vous installez chez de brave gens qui n'ont rien demander ! encore moins lorsque certains partent en déportation, alors taisez vous !!! Il la regarde sans dire un mot et baisse même un peu la tête, et notre Marie-Louise se rend compte qu'elle a été trop loin et que c'est dangereux, il reprend la parole : " vous avez entièrement raison, mais la guerre étant là, nous nous devons de respecter les ordres, souvent à mon grand regret, croyez le je suis désolé de cette situation"..Elle ne peut pas répondre il a tout dit, il la salue et repart, la laissant seule dans ses pensées. Une année passe, Horst et se hommes repartent pour l'Allemagne, il y a des sentiments mêlés, de joies, de pleurs, et de regrets,. Seule Marie-Louise à des regrets véritables mais pourquoi ? elle était tombée amoureuse de cet allemand mais jamais elle ne lui a montré. Il partent Horst salue les parents et fixe marie-Louise et lui dis, quand je serai parti allez donc dans la cuisine je vous ai laisser une lettre, et il part la laissant sans qu'elle puisse lui répondre, elle se précipite dans la cuisine, Horst lui dit sans sa missive, que le premier jour où il l'avait vue son cœur s'était mis à battre, qu'il essayait de lui faire comprendre, mais il ne voulait pas non plus qu'elle soit salit, par les gens de la ville, qu'il l'aime encore et qu'il l'aimera toujours, et je passe les détails, Marie-Louise à toujours cette lettre dans un de ses tiroirs qu'elle relit de temps à autres, cette lettre est remplie d'amour et d'émotions. A ce moment Marie-Louise tombe en pleurs, de chaudes larmes qui coulent sur son si jolie visage de ses tendres années, elle a honte même de pleurer de penser à lui mais elle aime son "Horst". La guerre prend fin, l'Europe panse ses plaies comme elle le peut, pleurs de disparus, la vie reprend doucement. Marie-Louise se marie sans amour avec un jeune homme qui l'aime passionnément, ami d'enfance, mais sa est terne, elle pense toujours à "lui" et se pose toujours mille questions. Elle est en déplacement à Paris pour l'entreprise de son Mari et au détour d'un quartier son cœur bondit, Horst est là à quelques mètres d'elle, dans un costume et non plus en habit de militaire, elle est saisie, lui la reconnait de suite , lui adresse son plus joli sourire et s'avance vers elle Marie-Louise ne sait que faire les stigmates de la guerre sont encore là, même dix ans après ; Il est devant elle lui sourit de nouveau, lui parle, lui dit que jamais il ne l'avait oublier et prends des nouvelles de ses parents, elle lui dis qu'elle est mariée, il sent qu'elle n'est pas heureuse, lui non plus ne l'est pas pour de nombreuses raisons. Il lui propose d'aller boire un café et de discuter comme de bons amis, elle accepte de bon cœur, il s'avancent dans une brasserie de Paris pas loin du quartier où ils se sont revus, et là le vrai dialogue s'installe entre eux. Marie-Louise, bien qu'un peu gênée est heureuse, elle ne le quitte pas des yeux, elle serait prête à beaucoup de choses, son cœur s'emballe face à l'ennemi qu'il était dix ans auparavant, Horst lui dis que jamais il s'est marié, il a même rompu ses fiançailles avec sa promise, pensant trop à elle, nuit et jour, et lui pose l'ultime question, "avez eue le moindre sentiments à mon égards Marie-Louise ? elle est stupéfaite par tout ce qu'il lui raconte de sa vie et surtout de cette question, mais elle se rend compte que celle-ci est bien à propos et qu'il était logique qu'il la pose, mais jamais elle ne pensait le revoir, " Oui Horst j'ai eue des sentiments pour vous, mais j'ai du les taire, à l'époque il n'y a pas encore si longtemps cet amour aurait parut très grave et je ne voulais pas, je pouvais pas surtout, mais rassurez moi vous ne m'aimez plus c'est du passé n'est-ce-pas ?"

il sourit, baisse un peu les yeux, se reprend et la regarde avec des yeux d'un bleu profond lui avoue que son amour est toujours intact et que si il pouvait il l'enlèverait à sa vie et qu'il voudrait la rendre heureuse, il lui dit même qu'il sait qu'elle ne l'est pas, et que lui non plus, que faire alors ?, Marie-Louise a alors encore plus le cœur qui bat, elle prend les devants et lui dit je suis une femme respectueuse et bien mariée mais c'est vrai je n'aime pas mon mari qui pourtant est bon, mais il n'est pas l'homme qu'elle voulait elle le reconnait, elle se lève en même temps que lui qui lui sourit toujours, il lui prend la main, elle se laisse faire, comme une enfant heureuse, ils vont chez lui car il a un pied-à-terre à Paris, elle se laisse aller, et tout doucement il l'emmène vers un pays merveilleux qu'elle ne connaissait pas, le véritable amour, ils s'aiment durant toute une journée, elle doit rentrer chez elle le soir, elle sait où Horst réside, elle fait contre mauvaise fortune bon cœur et dés qu'elle est chez elle, prend son mari à part et lui dit tout, c'est un homme bon qui avait compris qu'elle était malheureuse avec lui, la laisse partir, accepte ce divorce qui pour l'époque est rare et elle court rattraper sa vie et son amour, elle est très vite divorcée et enfin elle peut s'afficher avec Horst au grand jour ! les années passent, Horst l'épouse, l'emmène en Allemagne pour qu'elle connaisse sa famille, enfin personne ne la juge que ce soit en France où en Allemagne, elle vit 15 ans de bonheur intense, un jour elle retrouve Horst à terre chez eux, il meurt d'une crise cardiaque mais dans un dernier souffle, il lui dit qu'il l'aime et qu'il ne veut pas qu'elle souffre, qu'il sera toujours là pour elle au-delà de la vie et qu'il souhaite qu'elle refasse sa vie, il a même la force de l'embrasser et s'endors dans ses bras, elle pleure toutes les larmes de son corps,, pendant de long mois elle se laisse décliner et puis se reprend, elle finira sa vie presque heureuse mais toujours joyeuse parlant toujours à Horst, c'est dans ce contexte qu'elle m'a reçue, heureuse de m'avoir conter cette si merveilleuse histoire, et si dure pour l'époque, je la laisse à ses pensées et avec les photos de Horst qui sont sur une commode, je l'embrasse et la remercie de m'avoir fait partager sa vie, son histoire et son amour pour cet homme. elle est émouvante et adorable, je dédie ces lignes à toutes ces femmes qui ont aimées et qui n'ont pas pu le faire au grand jour, à l'époque.

Merci de m'avoir lue

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