- Le but de l'art
est presque divin : ressusciter s'il fait l'histoire ; créer,
s'il fait de la poésie."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Préface de Cromwell / 1827)
- "[..]instruire,
c'est construire. Je me défie de ce que vous [le parti clérical]
construisez. Je ne veux pas confier l'enseignement de la jeunesse,
l'âme des enfants, le développement des intelligences
neuves qui s'ouvrent à la vie, l'esprit des générations
nouvelles, c'est-à-dire l'avenir de la France, parce que
vous la confiez, ce serait vous la livrez."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Discours à l'Assemblée
du 15 janvier 1850 / projet de loi Faloux)
- "C'est
lui [le parti clérical] qui fait défense à
la science et au génie d'aller au-delà du missel et
qui veut cloîtrer la pensée dans le dogme. Tous les
pas qu'a faits l'Europe, elle les a faits malgré lui. Son
histoire est écrite au verso. Il s'est opposé à
tout [
]."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Discours à l'Assemblée
du 15 janvier 1850 / projet de loi Faloux)
- "[
]
la nuit faite dans les esprits par l'ombre des soutanes, et les
génies matés par les bedeaux."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Discours à l'Assemblée
du 15 janvier 1850 / projet de loi Faloux)
- "Dieu est
derrière tout, mais tout cache Dieu."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Victor Hugo / 1802-1885 / Les misérables
/ 1862)
- "Par Dieu,
- fixons encore le sens de ce mot, - nous entendons l'infini vivant."
(Victor Hugo / 1802-1885 / William Shakespeare /1864)
- "Dans les
plis de leur dogme ils ont la sombre nuit."
(Victor Hugo / 1802-1885 / L'Art d'être grand-père
/ 1877)
- "Homme,
contente-toi de cette soif béante ;
Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté
D'inventer de la peur et de l'iniquité,
Tes catéchismes fous, tes korans, tes grammaires,
Et ton outil sinistre à forger des chimères."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Religions et religion / 1880)
- "Que je
prenne un moment de repos ? Impossible.
Coran, Zen-Avesta, livres sibyllins, Bible,
Talmud, Toldos Jeshut, Vedas, lois de Manou,
Brahmes sanglants, santons fléchissant le genou,
Les contes, les romans, les terreurs, les croyances,
Les superstitions fouillant les consciences,
Puis-je ne pas sentir ces creusements profonds ?
Jen ai ma part : veau dor, sphinx, chimères,
griffons,
Les princes des démons et les princes des prêtres,
Synodes, sanhédrins, vils muphtis, scribes traîtres,
Ceux qui des empereurs bénissaient les soldats,
Ceux que payait Tibère et qui payaient Judas,
Ceux qui tendraient encore à Socrate le verre,
Ceux qui redonneraient à Jésus le calvaire,
Tous ces sadducéens, tous ces pharisiens,
Ces anges, que Satan reconnaît pour les siens,
Tout cela, c'est partout. C'est la puissance obscure.
Plaie énorme que fait une abjecte piqûre !
Ce contresens : Dieu vrai, les dogmes faux ; cuisson
Du mensonge qui s'est glissé dans la raison !
Démangeaison saignante, incurable, éternelle,
Que sent l'homme en son âme et l'oiseau sous son aile !
Oh ! L'infâme travail ! Ici Mahomet ; là
Cette tête, Wesley, sur ce corps, Loyola ;
Cisneros et Calvin, dont on sent les brûlures.
Ô faux révélateurs ! Ô jongleurs ! Vos
allures
Sont louches, et vos pas sont tortueux ; l'effroi,
Et non l'amour, tel est le fond de votre loi
"
(Victor Hugo / 1802-1885 / Religions et religion / 1880)
- "Chaque
enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.
Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
Ne sont jamais allés à l'école une fois,
Et ne savent pas lire, et signent d'une croix.
C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime.
L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Les Quatre vents de l'esprit, I,24
/ 1881)
- "Enfer
chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan,
du feu.
Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, Dieu est né
rôtisseur."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Choses vues / 1887)
- "Historiquement
le prêtre est haïssable. Socialement il est nécessaire."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Choses vues / 1887)
- "Aimez
et pensez librement. Le reste regarde Dieu."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Choses vues / 1887)
- "Ne soyons
plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens.
Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité.
Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme :
la patrie."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Choses vues / 1887)
- "M. Arago
avait une anecdote favorite. Quand Laplace eut publié sa
Mécanique céleste, disait-il, l'empereur le fit venir.
L'empereur était furieux. "- Comment, s'écria-t-il
en apercevant Laplace, vous fait tout le système du monde,
vous donnez les lois de toute la création et dans tout votre
livre vous ne parlez pas une seule fois de l'existence de Dieu !
- Sire, répondit Laplace, je n'avais pas besoin de cette
hypothèse."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Choses vues / 1887)
- "Nos fautes
sont des dettes contractées ici et payables ailleurs. L'athéisme
n'est autre chose qu'un essai de déclaration d'insolvabilité."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose, Océan)
- "La raison,
c'est l'intelligence en exercice ; l'imagination c'est l'intelligence
en érection."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose, Océan)
- "Dieu est
l'auteur de la pièce; Satan est le directeur du théâtre."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose, Océan)
- "Le prêtre
éclipse Dieu."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose, Océan)
- "Petits
séminaires, le néant enseigné.
Faire un prêtre, c'est vider un homme."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose, Océan)
- "Toutes
les religions sont fausses par la surface qui est le dogme, et vraies
par le fond qui est Dieu."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose)
- "Dans les
temps de peu de croyance, où les religions à force
de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine,
le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie prose)
- "La religion
n'est autre chose que l'ombre portée de l'univers sur l'intelligence
humaine."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Philosophie, Commencement d'un livre)
- "La presse
a succédé au catéchisme dans le gouvernement
du monde. Après le pape, le papier."
(Victor Hugo / 1802-1885 / Tas de pierres)
- "Le soldat
et le prêtre, ce sont les pires ennemis de lhumanité,
car si le soldat tue, le prêtre ment."
(Victor Hugo / 1802-1885)
- "Pour que
Dieu soit complice, il suffit qu'il soit témoin."
(Victor Hugo / 1802-1885)
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