André, contre le temps en vain
nous nous liguons.
Je chante les héros dAtlantide ou de Lerne
Et tu lis sur la brique et sur le granit terne,
La gloire des Baals et celle des Dagons.
Par la porte de corne aux infrangibles
gonds
Le Florentin pensif nentre plus dans lAverne ;
La Vierge ne tord plus au seuil de la caverne
Son corps épouvanté que lèchent les dragons.
Vers un ciel constellé de nouvelles
étoiles
Les Conquérants hardis ne hissent plus leurs voiles.
Ce Siècle est plein doublis et de grands abandons.
Et nous, fils de dompteurs dhippogriffes
et dhydres,
Poète, cest en vain que nous nous attardons
À compter lheure antique aux larmes des clepsydres.