Quand le Titan roula des
voûtes immortelles,
Foudroyé par le bras du Kronide irrité,
Les pleurs ne mouillaient point ses farouches prunelles.
Il se sentait vaincu, mais toujours indompté.
Sous longle du vautour à
ses flancs incrusté,
Il amassait en lui les douleurs fraternelles,
Et gardait sur son front, meurtri de grands coups dailes,
Lespoir de la vengeance et de la liberté.
Nous subissons encore cet antique supplice,
Mais nous nattendons plus la trop lente justice :
Héraklès ne vient pas c?r il nest plus de Dieux.
Et nous sentons pes?r sur notre âme
ecrasée
Toute une mer de honte, et lardente rosée
De lhonneur revolté ruisselle de nos yeux.