Sonnet
À Ulysse
Rocq, peintre.
Vent dété,
tu fais les femmes plus belles
En corsage clair, que les seins rebelles
Gonflent. Vent dété, vent des fleurs, doux rêve
Caresse un tissu quun beau sein soulève.
Dans les bois, les
champs, corolles, ombelles
Entourent la femme ; en haut, les querelles
Des oiseaux, dont la romance est trop brève,
Tombent dans lair chaud. Un moment de trêve.
Et lépine
rose a des odeurs vagues,
La rose de mai tombe de sa tige,
Tout frémit dans lair, chant dun doux vertige.
Quittez votre robe
et mettez des bagues ;
Et montrez vos seins, éternel prodige.
Baisons-nous, avant que mon sang se fige. 