258
- PELERINAGE
Où vont les vieux paysans
noirs
Par les chemins en or des soirs ?
A grands coups d'ailes affolées,
En leurs toujours folles volées,
Les moulins fous fauchent le vent.
Le cormoran des temps d'automne
jette au ciel triste et monotone
Son cri sombre comme la nuit.
C'est l'heure brusque de la terreur,
Où passe, en son charroi d'horreur,
Le vieux Satan des moissons fausses.
Par la campagne en grand deuil d'or,
Les campagnes hallucinées

Retour
à la liste
des
poèmes de Émile Verhaeren
Retour à la liste des
poètes