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Charles Marie René Leconte de Lisle
1818 - 1894
Ses citations

Lettre de Victor Hugo à Leconte de Lisle :

« Mon éminent et cher confrère,
Je vous ai donné trois fois ma voix, je vous l’eusse donné dix fois. Continuez vos beaux travaux et publiez vos nobles œuvres qui font partie de la gloire de notre temps. En présence des hommes tels que vous, une Académie, et particulièrement l’Académie française, devrait songer à ceci : qu’elle leur est inutile et qu’ils sont nécessaires.
Je vous serre la main.» (1877)

Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.
Le spectre monstrueux d'un univers détruit, - Jeté comme une épave à l'Océan du vide.

Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, - Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais, - Et suivent de leurs yeux languissants et superbes ...

Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués, - En d'épais tourbillons ...

J'ai vécu, je suis mort, - Inerte, blême, au fond d'un lugubre entonnoir. - Je descends d'heure en heure, d'année en année, - A travers le Muet, l'Immobile ...

Et toi, divine mort, où tout rentre et s'efface, - Accueille tes enfants dans ton ciel étoilé; - Affranchis-nous du temps, du nombre et de l'espace, - ...

Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur une vanité et une profanation gratuites.
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, - Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, - Et loin du globle noir, loin de l'astre vivant, ...

O vents! emportez-nous vers les Dieux inconnus!
Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, - Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu. - Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine. - ...

Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.
Le spectre monstrueux d'un univers détruit, - Jeté comme une épave à l'Océan du vide.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, - Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais, - Et suivent de leurs yeux languissants et superbes ...

Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués, - En d'épais tourbillons ...

J'ai vécu, je suis mort, - Inerte, blême, au fond d'un lugubre entonnoir. - Je descends d'heure en heure, d'année en année, - A travers le Muet, l'Immobile ...
Et toi, divine mort, où tout rentre et s'efface, - Accueille tes enfants dans ton ciel étoilé; - Affranchis-nous du temps, du nombre et de l'espace, - ...

Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur une vanité et une profanation gratuites.
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, - Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, - Et loin du globle noir, loin de l'astre vivant, ...

O vents! emportez-nous vers les Dieux inconnus!
Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, - Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu. - Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine. - ...