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Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.
Le spectre monstrueux d'un univers détruit, - Jeté comme
une épave à l'Océan du vide.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, - Bavent
avec lenteur sur leurs fanons épais, - Et suivent de leurs yeux
languissants et superbes ...
Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils
se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués,
- En d'épais tourbillons ...
J'ai vécu, je suis mort, - Inerte, blême, au fond d'un lugubre
entonnoir. - Je descends d'heure en heure, d'année en année,
- A travers le Muet, l'Immobile ...
Et toi, divine mort, où tout rentre et s'efface, - Accueille tes
enfants dans ton ciel étoilé; - Affranchis-nous du temps,
du nombre et de l'espace, - ...
Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur une vanité et
une profanation gratuites.
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, - Dans un
cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, - Et loin du globle
noir, loin de l'astre vivant, ...
O vents! emportez-nous vers les Dieux inconnus!
Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, - Tombe
en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu. - Tout se tait. L'air flamboie
et brûle sans haleine. - ...
Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.
Le spectre monstrueux d'un univers détruit, - Jeté comme
une épave à l'Océan du vide.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, - Bavent
avec lenteur sur leurs fanons épais, - Et suivent de leurs yeux
languissants et superbes ...
Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils
se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués,
- En d'épais tourbillons ...
J'ai vécu, je suis mort, - Inerte, blême, au fond d'un lugubre
entonnoir. - Je descends d'heure en heure, d'année en année,
- A travers le Muet, l'Immobile ...
Et toi, divine mort, où tout rentre et s'efface, - Accueille tes
enfants dans ton ciel étoilé; - Affranchis-nous du temps,
du nombre et de l'espace, - ...
Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur une vanité et
une profanation gratuites.
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, - Dans un
cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, - Et loin du globle
noir, loin de l'astre vivant, ...
O vents! emportez-nous vers les Dieux inconnus!
Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, - Tombe
en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu. - Tout se tait. L'air flamboie
et brûle sans haleine. - ...
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