Alfred-Victor,
comte de Vigny.
Poète français, né
à Loches (Touraine)
le 27 mars 1797, mort à Paris
le 17 septembre 1863.
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Citations Alfred De Vigny * L'imagination et le recueillement
sont deux maladies dont personne n'a pitié. .* .. Le juste opposera le dédain
à l'absence. - Et ne répondra plus que par un froid silence
- Au silence éternel de la Divinité. * Adieu! et si c'est pour toujours,
pour toujours encore adieu. * Ah! quand reviendra l'aoûtage, * Aimez ce que jamais on ne verra
deux fois. * Amis, qu'est-ce qu'une grande
vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par
l'âge mûr. * Car l'amour d'une femme est
semblable à l'enfant - Qui, las de ses jouets, les brise triomphant,
- Foule d'un pied volage une rose immobile - Et suit l'insecte ailé
qui fuit sa main débile. * Car la bonté de l'Homme
est forte, et sa douceur - Ecrase, en l'absolvant, l'être faible
et menteur. * Dansez, multipliez vos pas
précipités, - Et dans les blanches mains les mains entrelacées,
- Et les regards de feu, les guirlandes froissées, - Et le rire
éclatant, cri des joyeux loisirs, - Et que la salle au loin tremble
de vos plaisirs. * Dieu! que le son du cor est
triste au fond des bois! * Elle me dit: Je suis l'impassible
théâtre - Que ne peut remuer le pied de ses acteurs ...
- Je sens passer sur moi la comédie humaine - Qui cherche en
vain au ciel ses muets spectateurs. * Et, plus ou moins, la Femme
est toujours Dalila. * Gémir, pleurer, prier,
est également lâche. - Fais énergiquement ta longue
et lourde tâche - Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
- Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. * __ Il est une contrée
où la France est bacchante - Où la liqueur de feu mûrit
au grand soleil - Où l'esprit des vins purs aux laves est pareil. * Il n'y a, en France, qu'un
malhonnête homme de moins. * Il nous regarde encore, ensuite
il se recouche, - Tout en léchant le sang répandu sur
sa bouche, - Et, sans daigner savoir comment il a péri, - Refermant
ses grands yeux, meurt, sans jeter un cri. * Il se courbe à genoux,
le front contre la terre; - Puis regarde le ciel en appelant «Mon
Père!» - Mais le ciel reste noir et Dieu ne répond
pas. * Il y a deux choses que l'on
conteste bien souvent aux rois: leur naissance et leur mort. On ne veut
pas que l'une soit légitime, ni l'autre naturelle. * J'ai fait illustre un nom qu'on
m'a transmis sans gloire. - Qu'il soit ancien, qu'importe? Il n'aura
de mémoire - Que du jour seulement où mon front l'a porté. * J'ai mis sur le cimier doré
du gentilhomme - Une plume de fer qui n'est pas sans beauté. * J'ai placé sur mon front
et l'or et le lapis. * J'aime la majesté des
souffrances humaines ... * J'aime le son du cor, le soir,
au fond des bois, - Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,
- Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille, - Et que
le vent du nord porte de feuille en feuille. * J'aime peu la comédie,
qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie. * Je leur donne des nuits qui
consolent des jours. * Je n'ai pas rencontré
un homme avec qui il n'y eut quelque chose à apprendre. * Je n'aime pas les prisoniers
... ; on se fait tuer. * Je ne peux plus lire que les
livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse
comme sur du marbre. - J'aime à labourer. * L'armée est une nation
dans la nation: c'est un vice de nos temps. * L'art est la vérité
choisie. * L'ennui est la maladie de la
vie. On se fait des barrières pour les sauter. * L'espérance est la plus
grande de nos folies. * L'existence du Soldat est (après
la peine de mort) la trace la plus douloureuse de barbarie qui subsiste
parmi les hommes. * L'Homme a toujours besoin de
caresse et d'amour ... - Il rêvera partout à la chaleur
du sein. * L'homme a toujours besoin de
caresse et d'amour. - Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient
au jour ... * La Femme aura Gomorrhe et l'Homme
aura Sodome, - Et, se jetant de loin un regard irrité, - Les
deux sexes mourront chacun de son côté. * La Femme, enfant malade et
douze fois impur. * La majorité des publics
grossiers, en France, cherche dans les arts l'amusant et jamais le beau.
De là les succès de la médiocrité. * La naissance est tout; ceux
qui viennent au monde pauvres et nus sont toujours des désespérés. * La perfection de Bouddha est
plus belle que celle du christianisme parce qu'elle est plus désintéressée. * La raison offense tous les
fanatismes. * La Raison parle, mais l'Amour
chante. * La réputation n'a qu'une
bonne chose, c'est qu'elle permet d'avoir confiance en soi et de dire
hautement sa pensée. * La vie est trop courte pour
que nous en perdions une part précieuse à nous débattre. * Le canon me semblait la voix
de Bonaparte; et, tout enfant que j'étais, quand il grondait,
je devenais rouge de plaisir. * Le christianisme est un caméléon
éternel, il se transforme sans cesse. * Le fort fait ses événements,
le faible subit ceux que la destinée lui impose. * Le genre de mort, pas plus
que le genre de vie, ne doivent être considérés
comme punition ou récompense. La rémunération ne
peut être de ce monde. * Le moins mauvais gouvernement
est celui qui se montre le moins, que l'on sent le moins et que l'on
paye le moins cher. * Le seuil est parfumé,
l'alcôve est large et sombre, - Et, là, parmi les fleurs,
nous trouverons dans l'ombre, - Pour nos cheveux unis un lit silencieux. * Le théâtre n'a
jamais été en Angleterre qu'une mode des hautes classes
ou une débauche du bas peuple. * Le vrai Dieu, le Dieu fort,
c'est le Dieu des idées. * Les acteurs sont bien heureux,
ils ont une gloire sans responsabilité. * Les Français sont satisfaits
à peu de frais, un peu de familiarité dans les manières
leur semble de l'égalité. * Mon Dieu! qu'est-ce que ce
monde? * Mon lit est parfumé
d'aloès et de myrrhe; - L'odorant cinnamome et la nard de Palmyre
- Ont chez moi de l'Egypte embaumé les tapis. * Muet, aveugle et sourd au cri
des créatures, - Si le Ciel nous laissa comme un monde avorté,
- Le juste opposera le dédain à l'absence, - Et ne répondra
plus que par un froid silence - Au silence éternel de la Divinité. * Ne me laisse jamais seul avec
la Nature, - Car je la connais trop pour n'en pas avoir peur. * Notre nation est légère
et taquine. Elle ne veut laisser tranquille aucune supériorité. * Nous marcherons ainsi, ne laissant
que notre ombre - Sur cette terre ingrate où les morts ont passé;
- Nous nous parlerons d'eux à l'heure où tout est sombre,
- Où tu te plais à suivre un chemin effacé. * O seigneur, j'ai vécu
puissant et solitaire, - Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre! * On étouffe les clameurs,
mais comment se venger du silence? * On n'abolira jamais complètement
la peine de mort en France car au train où vont les instructions,
il y aura toujours des prévenus qui mourront de vieillesse. * On parle de la foi. Qu'est-ce,
après tout, que cette chose si rare? - Une espérance fervente.
- Je l'ai sondée dans tous les prêtres qui disaient la
posséder et n'ai trouvé que cela. - Jamais la certitude. * Plus l'esprit est vigoureux,
plus il se perd dans les catacombes de l'incertitude humaine. * Poésie! ô trésor!
perle de la pensée! - Les tumultes du coeur, comme ceux de la
mer, - Ne sauraient empêcher ta robe nuancée - D'amasser
les couleurs qui doivent te former. * Pythagore a dit le premier:
Mon ami est un autre moi-même. * Qu'est-ce qu'une grande vie
sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge
mûr? * Quand on veut rester pur, il
ne faut point se mêler d'agir sur les hommes. * Que m'importe le jour? Que
m'importe le monde? - Je dirai qu'ils sont beaux quand tes yeux l'auront
dit. * Roncevaux! Roncevaux! dans
ta sombre vallée - L'ombre du grand Roland n'est donc pas consolée? * Seul le silence est grand,
tout le reste est faiblesse. * Tous les tableaux humains qu'un
Esprit pur m'apporte - S'animeront pour toi quand devant notre porte
- Les grands pays muets longuement s'étendront. * Tous les utopistes sans exception,
ont eu la vue trop basse et ont manqué d'esprit de prévision. * Tout homme qui a été
professeur garde en lui quelque chose de l'écolier. * Un livre est une bouteille
jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette:
attrape qui peut. * Une petite tour, poudrière
et arsenal, appartenant à l'artillerie à pied, et remplie
de barils de poudre, d'armes et de munitions de guerre. * Une vie réussie est
un rêve d'adolescent réalisé dans l'âge mûr. * Venez, mon bien-aimé,
m'enivrer de délices - Jusqu'à l'heure où le jour
appelle aux sacrifices. * Voilà ce qu'ont chanté
les filles d'Israël - Et leurs pleurs ont coulé sur l'herbe
du Carmel.
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