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Jacob Abraham Camille Pissarro,
1830 / 1903

Jacob Abraham Camille Pissarro, né à Saint-Thomas (Îles Vierges)10 juillet 1830 et mort à Paris le 13 novembre 1903, est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste français, père de Lucien Pissarro.

Connu comme l'un des « pères de l'impressionnisme », il a peint la vie rurale française, en particulier des paysages et des scènes représentant des paysans travaillant dans les champs, mais il est célèbre aussi pour ses scènes de Montmartre. À Paris, il eut entre autres pour élèves Paul Cézanne, Paul Gauguin, Jean Peské, Henri-Martin Lamotte...

Camille Pissarro, peintre des villes et des champs
Saint-Thomas (Antilles, île daunoise), 10 juillet 1830 - Paris, 12 novembre 1903
il eut entre autres pour élèves Paul Cézanne, Paul Gauguin, Jean Peské, Henri-Martin Lamotte...

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Paul Gauguin écrira : "Si l'on examine l'art de Pissarro dans son ensemble, malgré ses fluctuations, on y retrouve non seulement une excessive volonté artistique qui ne se dément jamais, mais encore un art essentiellement intuitif de belle race. Si loin que soit la meule de foin, là-bas sur le coteau, Pissarro sait se déranger, en faire le tour, l'examiner..."

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Biographie / le doyen et l'initiateur

sa vie son oeuvre

Octave Mireau

Paul Signac

Jugements sur Pissarro et sur son oeuvre
Pissarro aux expositions des indépendants de 1880 et 1881
Pissaro vue par Emile Zola

On pourrait dire de Pissarro, comme on l’a dit d’Hokusaï,qu’il était « fou de dessin ». Connaissant par ses lettres son tempérament sage et pondéré, « fou » n’est pas le terme approprié. Disons plutôt qu’il avait senti tout jeune que le des-sin est à la base de toute œuvre d’art. Pourquoi a-t-il accordé tant d’importance à l’estampe (gravures, lithographies...) si ce n’est parce qu’il savait qu’en les exécutant il s’imprégnait de la base du métier ? On peut dire « métier » car, pour lui, travailler quotidiennement devant son chevalet était une tâche naturelle, tel un artisan rivé àson outil de travail.

Arrivé àParis en 1855, juste à temps pour parcourir l’exposition universelle, il retiendra principalement de cette visite l’émotion éprouvée devant les œuvres de Corot ; il se promet, connaissant la qualité de son accueil, de rencontrer le maître. Très longtemps, il subira l’influence de ce grand paysagiste jusqu’à ce qu’il fasse, en 1885, la connaissance des jeunes néo-impres-sionnistes- pointillistes Seurat et Signac et pratique, pendant une courte période, leur méthode.

Il s’inscrit d’abord aux cours de l’académie Suisse dirigée par le « père Suisse », ancien élève de David, qui dispensait son savoir en donnant la préférence à des académies de modèles vivants. Mais Pissarro est avant tout un paysagiste ; il le prouve lors du premier salon des artistes français où il est accepté en 1859, avec Paysage à Montmorency.
Rétif à la lumière éclatante du Midi de la France, il préfère la douceur de l’Île-de-France et de la Normandie. Après Pontoise, avec l’aide financière de Monet, il s’installe en 1884 à Éragny-sur-Epte où désormais il puisera les sources de son inspiration et de l’essentiel de son œuvre.

Mais justement, pour varier ses motifs et séduire une clientèle encore rare, il se réserve quelques escapades, toutes prétextes à de nouveaux motifs : en Mayenne auprès de son ami Piette, à Londres où il se lie avec Durand-Ruel (1870-1871) qui dorénavant l’exposera. À Paris, il a aussi recours à de petits marchands comme Tanguy, Martin, Portier... Après la Commune, il réintègre la France et habite un temps à Louveciennes.
Il fait plusieurs séjours à Rouen, à Londres (plusieurs vues des Kew Gardens), à Varengeville-sur-Mer, à Dieppe et Berneval, à Moret-sur-Loing où habite son fils Georges dit Manzana, et au Havre : autant d’œuvres prises sur le motif auxquelles viendront s’ajouter de nombreuses vues de Paris où il s’installe, en 1899, au 204 rue de Rivoli puis à partir de 1900, 28 place Dauphine.

Lorsque, de 1874 à 1886, le groupe des Impressionnistes se rassemble et organise ses expositions en marge du Salon officiel, Pissarro fait preuve là encore de son esprit d’avant-garde ; il se donne tout entier à cette « nouvelle peinture » et reste fidèle à la « petite bande » pendant ses huit manifestations. Peintre sensible entre tous, jamais satisfait, Pissarro a toujours été àla recherche du meilleur de son art et de lui-même, et cela durant toute sa vie.


Portrait de Camille Pissarro
Paul Cézanne, mine de plomb
Musée du Louvre, DAG (fonds Orsay)

Paysage à Chaponval (Val d'Oise),
1880 Camille Pissarro, huile sur toile
Musée d'Orsay

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