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Né le 17 juillet 1796 à Paris et mort à Ville-d'Avray le 22 février 1875, est un peintre français. Il passa longtemps pour être un peintre amateur qui avait tout loisir à voyager non seulement un peu partout en France mais aussi en Italie, où il résida à trois reprises. Au cours de toutes ses pérégrinations, il ne cessa de peindre des paysages idylliques généralement étoffés de petits personnages selon les règles du paysage classique. Il est enterré au Père Lachaise Ami de Charles-François
d'Aubigny, Charles-François Daubigny, Honoré-Victorien
Daumier, Jean-Désiré-Gustave Courbet et Pierre-Etienne-Théodore
Rousseau (Théodore Rousseau) |
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Corot est parfois appelé « le père de limpressionnisme ». Toutefois cest une appréciation quil faut nuancer. Il est vrai que Corot a eu comme élèves des peintres traditionnellement associés à limpressionnisme, ou considérés comme pré-impressionnistes, notamment Eugène Boudin, Stanislas Lépine, Eugène Lavieille, Antoine Chintreuil, François-Louis Français, Charles Le Roux, Berthe Morisot et Alexandre DeFaux ; il est vrai aussi que ses recherches sur la lumière, sa prédilection pour le travail sur le motif et pour le paysage saisi sur le vif anticipent limpressionnisme. Mais il ne faut pas oublier que Corot craignait les bouleversements, en art comme en politique, et quil est resté fidèle toute sa vie à la tradition néoclassique dans laquelle il avait été formé. Sil sen est écarté, vers la fin de sa carrière, cest pour sabandonner à limagination et à la sensibilité dans des « souvenirs » qui annoncent le symbolisme autant ou davantage que limpressionnisme. Faire de Corot le « père de limpressionnisme » est donc lui faire à la fois trop et trop peu dhonneur : trop car le courant impressionniste sest développé largement en dehors de lui, voire malgré lui, même sil ny est pas resté entièrement étranger ; et trop peu parce que Corot a bâti une uvre assez riche et variée pour toucher à tous les courants de son époque. |
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Il y a un seul maître - Corot. Nous ne sommes rien en comparaison,
rien. " Claude Monet, 1897 |
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| Jean-Baptiste
Camille Corot est un peintre français, né le 17 juillet
(28 messidor) 1796 au numéro 125 de la rue du Bac à Paris
et mort à la Ville d'Avray, le 22 février 1875 à
11 h. Son acte de naissance porte la date du 27 messidor, corrigée
en 28 du même mois. Il passa longtemps pour être un peintre
amateur qui avait tout loisir à voyager non seulement un peu partout
en France mais aussi en Italie, où il résida à trois
reprises. Au cours de toutes ses pérégrinations, il ne cessa
de peindre des paysages idylliques généralement étoffés
de petits personnages selon les règles du paysage classique. Il
est enterré au Père-Lachaise.
Jeunesse et années
de formation Jean-Baptiste fait des études sans éclat au collège de Rouen. Le dimanche il est accueilli par des amis de ses parents, les Sennegon, auprès de qui il apprendra à aimer la nature. Au sortir du lycée il est placé par son père chez un marchand de drap à Rouen. Mais le jeune homme n'a guère de goût pour le commerce, et en 1822 il finit par convaincre ses parents, à l'âge de 26 ans, de l'autoriser à poursuivre une carrière de peintre, en obtenant d'eux une rente annuelle de 1.500 francs. L'aisance de ses parents le met à l'abri du besoin, mais en contrepartie il restera dépendant d'eux jusqu'à leur mort. Au printemps de cette même année, il entre dans l'atelier du peintre Achille Etna Michallon, guère plus âgé que lui et qui rentre de Rome où l'a conduit le Grand Prix du paysage historique obtenu en 1817. Michallon inculque à Corot les principes du néoclassicisme et l'encourage à travailler en plein air. Mais il meurt quelques mois plus tard, et Corot poursuit sa formation avec Jean-Victor Bertin, qui a eu Michallon comme élève et qui comme lui enseigne à Corot la science des compositions néoclassiques et du paysage historique. Bertin l'incite à aller travailler en forêt de Fontainebleau. Corot sera ainsi l'un des premiers peintres à travailler dans le village de Barbizon. Le rapport entre les idéaux classiques et l'observation de la nature, lui-même hérité de l'enseignement de Pierre-Henri de Valenciennes, devait rester fondamental tout au long de sa carrière. Le début d'une
carrière Corot parcourt aussi sans relâche les provinces françaises à la recherche de paysages qu'il peint pour le plaisir et pour l'enrichissement visuel qu'ils lui apportent: s'il a commencé à exercer ses talents de jeune peintre à Ville-d'Avray, près de Paris, il se rend fréquemment, entre 1830 et 1845, en Normandie chez ses amis les Sennegon, mais aussi en Auvergne, en Provence, en Limousin, en Bourgogne, en Bretagne (chez son élève et ami Charles Le Roux, au Pasquiaud en Corsept), en Charente, dans le Morvan, ainsi qu'en Suisse. Le plus souvent il séjourne chez des amis, peintres ou drapiers. Il peint surtout des paysages mais s'intéresse aussi avec bonheur aux architectures ("La cathédrale de Chartres", 1830). Sans idéaliser son modèle, il s'efforce, d'une touche épaisse et rapide, d'en capturer l'atmosphère, de saisir les jeux de lumière, les reflets de l'eau, la texture d'un mur. Mais ces toiles ne sont pour lui que des études, qu'il ne songe jamais à exposer. Elles sont en effet destinées à être réemployées dans des compositions plus ambitieuses, à caractère historique, mythologique ou religieux, seules dignes selon l'idéal néoclassique d'être présentées au public. Corot affronte pour la première fois le Salon en 1835 avec un grand tableau intitulé "Agar dans le désert", illustration d'un épisode de la Genèse, qui est reçu favorablement. Dans les années suivantes Corot participera régulièrement au Salon, alternant thèmes religieux et mythologiques. À partir de cette époque il attire l'attention de ses contemporains, et souvent leur admiration. Pourtant Corot s'avère difficile à classer et échappe aux écoles : si les "modernes", séduits par son traitement du paysage, regrettent son attachement obstiné aux thèmes néoclassiques, les néoclassiques pour leur part regimbent devant le traitement réaliste de ses arbres et de ses rochers. La maturité Il continue à voyager, parcourt le Dauphiné en compagnie du peintre et ami Daubigny avec qui il va peindre à Auvers-sur-Oise. Corot se rend régulièrement à Arras et Douai, chez Constant Dutilleux et ses deux gendres Charles Desavary et Alfred Robaut avec qui il s'est lié d'amitié. Il s'initie auprès de Dutilleux à la technique du cliché-verre, dont il produira une soixantaine d'exemplaires. Il est par ailleurs de plus en plus attiré, à partir de 1850, par une peinture dans laquelle il laisse libre cours à son imagination, délaissant l'exactitude du paysage peint «sur le motif», qu'il remodèle à son gré, et renonçant aux récits historiques, qui ne sont plus qu'un prétexte à des paysages rêvés et baignés de halos argentés ou dorés. Le thème du «souvenir» devient prépondérant dans son oeuvre, mêlant les réminiscences d'un site et les émotions qui lui restent associées dans la mémoire du peintre. Se succèdent alors des toiles telles que "Matinée, Danse des Nymphes", "Souvenir de Marcoussis", le célèbre "Souvenir de Mortefontaine". En 1846 il est fait chevalier de la Légion d'honneur pour son oeuvre, et promu officier en 1867. Cependant ses amis, considérant qu'il n'avait pas été officiellement reconnu à sa juste valeur (il n'avait jamais reçu la médaille de première classe au Salon), lui offrirent leur propre médaille en 1874, peu avant sa mort. Pendant les dernières années de sa vie Corot gagna de fortes sommes d'argent grâce à ses toiles, qui étaient très demandées. Sa générosité était proverbiale : en 1871, il donna 20.000 Francs aux pauvres de Paris, qui subissaient le siège des Prussiens. En 1872, il acheta une maison à Auvers-sur-Oise qu'il offrit à Honoré Daumier, devenu aveugle et sans ressources. En 1875, il donna 10.000 francs à la veuve de Jean-François Millet pour l'aider avec ses enfants. Sa générosité n'était donc pas une légende. Il aida également financièrement un centre pour jeunes déshérités, rue Vandrezanne, à Paris. Influence Il est vrai que Corot a eu comme élèves des peintres traditionnellement associés à l'impressionnistes, notamment Eugène Boudin, Stanislas Lépine, Antoine Chintreuil, François-Louis Français, Le Roux, Berthe Morisot et Alexandre DeFaux; il est vrai aussi que ses recherches sur la lumière, sa prédilection pour le travail sur le motif et pour le paysage saisi sur le vif anticipent l'impressionnisme. Mais il ne faut pas oublier que Corot craignait les bouleversements, en art comme en politique, et qu'il est resté fidèle toute sa vie à la tradition néoclassique dans laquelle il avait été formé. S'il s'en est écarté, vers la fin de sa carrière, c'est pour s'abandonner à l'imagination et à la sensibilité dans des "souvenirs" qui annoncent le symbolisme autant ou davantage que l'impressionnisme. Faire de Corot le "père de l'impressionnisme" est donc lui faire à la fois trop et trop peu d'honneur: trop car le courant impressionniste s'est développé largement en dehors de lui, voire malgré lui, même s'il n'y est pas resté entièrement étranger; et trop peu parce que Corot a bâti une oeuvre assez riche et variée pour toucher à tous les courants de son époque. Oeuvre |
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