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Aujourd'hui, il est assez étonnant de lire l'admiration sans borne que Camille Corot (1796-1875) suscita de manière constante auprès de la nouvelle génération de peintres qui prenait son envol alors qu'il terminait son oeuvre. Il semble en effet étrange que ces artistes aient pu tenir autant en estime le "Père Corot", alors même que Corot prétendait rester étranger aux développements artistiques naissants, et désapprouvait l'action contestatrice de Monet et des "Indépendants". "En parcourant davantage la littérature, on apprend que dans les années 1920-1930, le peintre Jacques Emile Blanche et l'historien Alfred Barr, créateur du Musée d'Art Moderne de New-York, pensaient que l'impact de Corot sur l'art du XXième siécle égalerait celui de Cézanne . Ces vues sont si éloignées de la conception actuelle sur Corot, comme dernier peintre de l'école néoclassique, qu'il semble nécessaire de s'interroger sur son oeuvre, et sa place dans l'histoire de la peinture Frappés par ses merveilleuses
études peintes en plein air en Italie, les écrivains Germain
Bazin et Kenneth Clark virent en Corot "le peintre à l'optique
parfaite et au regard innocent" - en bref, le peintre de l'homme
sans pensée |
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Par exemple, aucune explication satisfaisante ne rend compte de ses extraordinaires peintures historiques, comme "Agar dans le désert", "Diane surprise à son bain", "Démocrite et les Abdéritains", "Homère et les bergers", qui firent sa renommée en 1840 : le type de peinture qui fit dire à Baudelaire, "à la tête de l'école moderne du paysage se tient M.Corot". Ces oeuvres continuent de déranger les critiques modernes Aujourd'hui encore Corot continue de poser problème aux historiens d'art et critiques, c'est pourquoi nous avons pensé devoir montrer une rétrospective dans laquelle chacun des aspects de son oeuvre soit pleinement représenté. Nous aurions pu ne montrer que ses tableaux les plus réussis et enchanteurs afin de présenter Corot comme un peintre conséquent et cohérent. Un des traits caractéristiques de Corot, qui apparaît bien dans cette exposition, est son dessin maladroit et ses compositions stéréotypées. Son oeuvre reflète les doctrines en apparence contradictoires du Néoclassicisme, du Romantisme, du Réalisme, du Naturalisme. Quoiqu'il en soit, les artistes de Delacroix à Courbet à Renoir à Picasso, qui connaissaient bien son oeuvre, la tinrent résolument comme majeure. Nous espérons que cette exposition permettra à la nouvelle génération de mieux connaître cette oeuvre et de découvrir par eux-mêmes tout ce que ses tableaux ont à offrir. |
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| Homme dans l'armure ou homme assis aux bras. c. 1868-1870. 73 x 59 cm. Musée d'Orsay, Paris, France | |
| Sibylle. c. 1870. Huile sur la toile. 81 x 65 cm. Le Musée d'Art métropolitain, New York, Etats-Unis. | |
| Le dégagement. Mémoire de Ville d'Avray. Salon de 1872. 100 x de 134 cm. Musée d'Orsay, Paris, France. | |
| Femme dans le bleu. 1874. Huile sur la toile. 80x 50.5 cm. Louvre, Paris, France | |
| Le moulin de Saint-Nicolas-les-Arraz. Juillet 1874. 65.5 x 81 cm. Musée d'Orsay, Paris, France. | |
| Femme songeuse dans la robe orientale. 1879. Huile sur la toile. 78 x 58 cm. Musée de Shelburne, Shelburn, VT, Etats-Unis | |
| Le Chateau Saint-Ange. L'huile sur le papier a monté sur la toile. 27 x 40 cm. Beau-Arts de DES de Musee, Lille, France. | |
| Villa italienne derrière des pins. Huile sur la toile. 154.5 x 112 cm. Collection privée. | |
| L'église du dei Monti de Trinità vu de la villa Medici. Huile sur la toile. 45 x 74 cm. Louvre, Paris, France. | |
| Florence. Vue des jardins de Boboli. Huile sur la toile. 51 x 74 cm. Louvre, Paris, France. |
| Femme avec une perle. Huile sur la toile. 70 x 55 cm. Louvre, Paris, France. | |
| Jeune femme dans une robe rose. 46 x 32 cm. Musée d'Orsay, Paris, France, dépôt du Louvre. |