Je vous présente, l'espace de ma grande amie Orphée rencontré
au fil du net , mélomane et jouant elle-même du piano, elle a beaucoup
de passion et notemment la photo, elle m'a fait l'honneur de les présenter
et je suis heureuse de les partager avec vous
Vous y trouverez des photos de partout, mais aussi de ses
montagnes Suisse ......... de même que ses poèmes

Cette page est consacrée à ses Photos sur le nord de la France

et la Belgique !! vous découvrirez sur celle-ci

L'Abbatiale de Saint riquier
dans la Somme

Galerie 2

Cette photo est tiré d'une brochure

L’abbatiale

L’abbatiale Saint-Riquier constitue un des plus beaux exemples du gothique flamboyant dans la Somme.
La masse imposante et l’extraordinaire profusion ornementale de sa façade saisissent le visiteur qui ne s’attend pas à une telle richesse dans un bourg comme Saint-Riquier.

L’abbaye
Souvenir de la puissance de Saint-Riquier, l’abbaye des XVII et XVIIIe siècles abrite actuellement un musée de la vie rurale.

Présentation générale
L’abbatiale
La façade, qui date du XVIe siècle, présente la double particularité d’être dominée par une unique tour centrale qui s’élève à 50 mètres et d’être dépourvue de fenêtres, ce qui a permis un incroyable déploiement de statues enchâssées dans un réseau dense d’arcatures et de lignes qui rappelle la chapelle du Saint-Esprit et la Collégiale Saint-Vulfran. Le tympan central représente l’arbre de Jessé. Il est couronné par une statuaire représentant la Trinité, deux abbés et les apôtres. Encore plus haut, on remarque le couronnement de la Vierge, St Michel, Adam, Eve, Moïse et Elie. Avec les deux portails latéraux, c’est au total près d’une cinquantaine de statues en pied qui anime la façade et domine la place dans une étonnante relation de continuité avec le visiteur.

Comparé à la façade, l’intérieur de l’édifice pourrait paraître sobre. Il surprend par ses imposantes dimensions et la richesse de sa décoration apparaît bien vite dès lors qu’est passé le choc
de la façade.

Long d’environ 96 mètres, l’édifice s’organise autour d’une large nef de cinq travées complétées par celles du porche de la façade et d’un transept saillant (XIIIe – XVe siècles). Au-delà, dans l’espace qui était réservé à la communauté monastique, s’élèvent deux travées de chœur (XIIIe – XVe siècles) de largeur inégale terminées par une abside ouverte par cinq grandes arcades, délimitant autant de chapelles rayonnantes.

L’ensemble est baigné par une très belle lumière et richement meublé et décoré. On remarquera notamment le cordon feuillagé qui sépare les deux niveaux de la nef, les tribunes finement sculptées du transept (XVIe siècle) et l’admirable buffet d’orgue du XVIIIe siècle sous lequel prend place la scène du festival de musique. Au hasard de la déambulation, apparaît une riche statuaire, des fonds baptismaux de style renaissance, des stalles du XVIIe siècle, et des toiles dans les chapelles signées Coypel, Lépicié, Hallé…

La salle dite de la trésorerie est décorée de peintures murales du XVIe siècle et conserve de nombreuses pièces dont un Christ Bizantin du XIIe siècle.

L’abbaye
Souvenir de la puissance passée de l’abbaye de Saint-Riquier, les bâtiments conventuels qui datent des XVIIe et XVIIIe siècles enserrent l’abbatiale. Ils n’ont pour l’essentiel conservé que leur façade, et abritent actuellement le musée de la vie rurale en Picardie. On peut y découvrir les outils, matériels et ateliers artisans. Un dépôt du Musée National des Arts et Traditions Populaires illustre l’importance qu’ont pu avoir la vigne et le vin en Picardie. Deux granges sont reconstituées dans le parc qui s’anime début juillet au son d’un Jazz sur l’herbe.

Historique de l’abbaye et de l’abbatiale
A l’époque carolingienne, Saint-Riquier est un très important foyer intellectuel bénédictin qui rayonne sur tout l’Occident Chrétien et commande l’ouest de l’actuel département de la Somme.

L’abbaye est ravagée par les invasions normandes au IXème siècle. C’est à l’époque un imposant édifice, comme l’attestent les fouilles archéologiques menées depuis plus de 20 ans.

Reconstruite au XIème siècle, l’abbaye est incendiée en 1131 à l’occasion de guerres féodales.

La Guerre de Cent Ans voit la ville mise à sac en 1421 à l’occasion des affrontements entre Bourguignons et Armagnacs, puis incendiée en 1475 par Louis XI en représailles de ses sympathies pour les Bourguignons.

La paix revenue (1511 - 1536), d’importants travaux sont entrepris à l’initiative d’Eustache le Quieux qui donnent à l’abbatiale son aspect actuel et notamment sa façade gothique flamboyant.

L’abbaye décline ensuite, elle ne s’en serait pas relevée si Charles d’Aligre et la réforme mauriste n’avaient réinvesti les bâtiments dans la seconde moitié du XVIIème siècle.

L’abbaye est vendue en 1791 comme bien national, puis rachetée en 1822 par l’évêché d’Amiens afin d’y installer un petit séminaire.
Elle sert d’hôpital militaire pendant les deux guerres mondiales.
C’est en 1971 que le Conseil Général de la Somme rachète l’abbaye, pour y aménager un musée et un centre culturel.
Le Conseil Général de la Somme élabore actuellement un nouveau projet culturel pour l’ensemble abbatial.