Je vous présente, l'espace de ma grande amie Orphée rencontré
au fil du net , mélomane et jouant elle-même du piano, elle a beaucoup
de passion et notemment la photo, elle m'a fait l'honneur de les présenter
et je suis heureuse de les partager avec vous
Vous y trouverez des photos de partout, mais aussi de ses
montagnes Suisse ......... de même que ses poèmes

Cette page est consacrée à ses Photos sur le nord de la France

et la Belgique !! vous découvrirez sur celle-ci

Notre randonnee a Mons ( Wallonie)

La collegiale Sainte-Waudru

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La collegiale Sainte-Waudru de Mons (Belgique - Wallonie), chef d'oeuvre de raffinement et d'elegance.

Bien que située au cœur de l'ancien comté de Hainaut, elle est une des églises les plus caractéristiques et les plus homogènes de l'architecture gothique brabançonne.

La collégiale a été bâtie au 15e siècle sur ordre des chanoinesses. Elle constitue , avec le beffroi tout proche, un symbole majeur de la ville de Mons.

Elle est faite de grès, de pierre bleue et de briques, matériaux locaux. Son plan, classique, est en forme de croix latine. Elle mesure 115 mètres de long, 32 mètres de large et s'élève à 24,5 mètres à la clef de voûte. Le chœur est entouré d'un déambulatoire et de 15 chapelles rayonnantes.


Pénétrons dans la collégiale. L'impression extérieure de masse trapue s'efface. La verticalité y domine: le regard est porté sans obstacle de la base des piliers à la clef de voûte. Aucune horizontale ne l'arrête. L'impression d'élan vertical est renforcée par l'étroitesse des arcades du chevet aux arcs brisés aigus. Tout n'est ici qu'harmonie, élégance et équilibre.

Le mobilier actuel ne reflète malheureusement plus exactement la riche décoration qui était présente avant la Révolution Française. Vous pourrez découvrir néanmoins de belles statues gothiques et surtout les remarquables sculptures en albâtre que Jacques Dubroeucq (16e siècle) conçut pour le jubé lui aussi disparu.
Les fenêtres hautes sont ornées d'intéressants vitraux du 16e siècle.


La collégiale abrite aussi le Car d'Or, exemple rare de char de procession du 18e siècle qui promène chaque année la châsse de sainte Waudru lors de la "Procession du Car d'Or" l'une des plus belles processions du pays.

Au terme de votre visite, ne manquez pas de jeter un oeil au Trésor, installé dans l'ancienne salle capitulaire des chanoinesses. Il conserve de nombreuses pièces d'orfèvrerie montoise (calices, ostensoirs et reliquaires) du 11e au 19e s, des statues polychromes, des ornements liturgiques, …

La diversité des matériaux ajoute à l'ensemble un élément coloré. Le choix des pierres s'explique ici, comme à l'hôtel de ville contemporain, commencé en 1458. En règle générale, encore à la fin du Moyen Age, la pierre, matériau noble et durable, était réservée aux bâtiments publics (églises, hôtels de ville, halles), tant civils que religieux et aux constructions défensives (murailles et portes des fortifications urbaines).

De gres
A Mons, la roche la plus couramment utilisée jusqu'au XVe siècle est le grès de Bray, matériau aux tonalités chaudes, jaunâtre, ocré, rosé. Les murs de Sainte-Waudru, du chœur à la nef, ainsi que les contreforts sont en grès de Bray extrait des carrières de Stambruges et surtout de Saint-Denis, de Bray et de Gottignies. On en extrayait aussi sous le domaine capitulaire à Nimy et à Maisières ou sur des terres " amies ", tels les villages dionysiens Obourg et Saint-Denis.
C'est une pierre dure, résistante, souvent travaillée à la boucharde. Le grès se laisse difficilement sculpter ou moulurer ; les consoles du chevet sont toutefois travaillées dans cette matière.

De petit granit
L'autre pierre, employée dès 1451 dans les parties hautes, les remplages des fenêtres, les pinacles, les arcs-boutants, les gargouilles, partout où le matériau doit être finement taillé, ciselé, sculpté, biseauté, est la pierre bleue, dite petit granit, extraite à Ecaussinnes, à Feluy, à Arquennes et plus tard, à Soignies. La majorité des pierres bleues de Sainte-Waudru, tant pour l'extérieur que pour les piliers, les arcs, les arcatures aveugles, les résilles de l'intérieur, proviendront d'Ecaussinnes dont plusieurs maîtres de carrière seront associés aux projets et aux préparatifs préliminaires à la construction. Ce type de pierre porte généralement la marque du tailleur, du tâcheron, du maître de la carrière (plus de 50 différents).
Partout dans la ville, le grès semble abandonné aux abords du XVIe siècle. Pourquoi ? Problème d'exploitation, épuisement de certains bancs, coût élevé dû à la difficulté d'extraction, peut-être. De toute évidence, la pierre bleue a la cote dès le XVIe siècle.
L'emploi simultané des deux matériaux se limite aux XVe et XVIe siècles ; encore faut-il tenir compte de remploi de grès provenant de démolition.

De bois, d'ardroises et de plomb
La charpente est couverte d'ardoises : ainsi, le regard passe du pavé irrégulier de la chaussée périphérique au grès ocré de Bray, accentuant l'aspect robuste des murs, au gris bleu de la pierre calcaire et au noir irisé des ardoises.
En 1521, on utilise le plomb à la place de la pierre (ardoise ?) au faîte du toit. Le zinc apparaît à la fin du XIXe siècle et peu à peu remplace le plomb utilisé dans la construction des corniches et des arêtiers car la soudure y était aisée.

De fer
Vers 1775, les meneaux de pierre de la grande fenêtre du croisillon sud furent remplacés à la demande des chanoinesses, à l'affût de matériaux nouveaux, par des meneaux de fer. A notre connaissance, il s'agit de la première intervention de ce matériau - contemporaine de son utilisation initiale en Angleterre - dans l'architecture montoise.

L'impression de masse trapue que donne la collégiale vue de l'extérieur s'efface dès que l'on y pénètre : les lignes verticales dominent, la pierre grise monte à l'assaut des voûtains de briques, le regard effleure les piliers et participe à l'élan continu de la base à la clef de voûte.

L'impression globale est à la fois l'homogénéité et la rigueur harmonique et cependant, il y a cent quarante ans entre le chœur commencé en 1450 et la dernière travée de la nef aux arcatures aveugles, faisant liaison avec la tour. La structure est restée gothique d'un bout à l'autre du vaisseau. Les maîtres d'œuvre, les architectes successifs ont agi avec modestie, ils n'ont pas eu l'audace de marquer leur passage par une œuvre de leur cru, ils ont suivi pied par pied le plan du XVe siècle et, à travers la Renaissance, la période baroque et le classicisme, ils ont persévéré dans la méthode gothique, respectant le savoir du maître médiéval qui avait établi le plan et l'élévation.

Cette impression première de rectitude verticale est confortée par l'analyse des éléments. Aucune entrave, aucune aspérité horizontale n'arrête la progression du regard : les hautes bases des piliers à modénature gothique, à biseaux et à chanfreins, se prolongent dans les piles nervurées qui s'épanouissent comme des palmes en se diversifiant vers les grandesarcades ouvertes sur les basses nefs et, en faisceaux, montant jusqu'au niveau de la voûte, se muant alors en arcs augifs à peine brisés qui se croisent à la clef et en arcs doubleaux séparant les travées barlongues. Les voûtains sont de briques roses (dans quelques travées, un quadrillage constitué de briques plus sombres anime la voûte). Une résille de pierre descend de la voûte jusqu'aux arcades : les remplages des fenêtres hautes se prolongent dans le triforium aveugle et au-delà, dans les écoinçons des grandes arcades de communication entre la nef et les bas-côtés pour former un ensemble de meneaux verticaux et de rinceaux (mouchettes, soufflets, "vessies de poissons ") d'une grande élégance et légèreté ; c'est d'ailleurs le seul décor de l'édifice, la sculpture en étant absente. L'étroitesse et la hauteur des arcades du chœur aux arcs brisés aigus, ajoutent un élément à l'impression d'élan vertical.

La " promenade " du fond de la nef vers le chœur ou par les bas-côtés, offre de multiples aspects de l'église, toujours changeants et toujours exaltants de cette fugue classique rythmée par l'alternance des piliers en faisceaux et des vides des arcades et par les variations de la lumière ; l'élément répétitif des travées, toutes de même dimension, n'engendre aucune monotonie mais un épanouissement du sentiment de sérénité, de majesté sans emphase, de spiritualité matérialisée dans la pierre.

Les quatre piliers de la croisée, sur lesquels retombent les nervures de la voûte en étoile du carré du transept avec ses liernes et ses tiercerons, sont plus complexes, plus épais, plus robustes que ceux du chœur ou de la nef : ils montent d'un seul élan du sol à la voûte, aucune fenêtre, aucun triforium ne les jouxtent.

La collegiale Sainte-Waudru est classee " patrimoine majeur de Wallonie ".

Celui qui, de France, arrive à Mons la découvre telle l'arche posée sur le Mont Ararat. Elle marque, elle identifie la ville, à côté du beffroi, symbole de la société civile, rencontre du sacré et du profane... présage d'un xxie siècle qui encouragera les hommes à effacer leurs conflits pour répondre aux défis de leur planète, sur laquelle ils continuent de poser la question du pourquoi et du pour qui ?

Celui qui en franchit le seuil accède à un autre monde : les pierres élevées en lignes verticales et la clarté qui vient du haut établissent le lien entre le matériel et le spirituel, entre le monde d'en bas et le monde céleste.

Celui qui, attentif, traverse du regard les rais de lumière filtrée par les vitraux, retrouve sur le sol les traces gravées dans la pierre de ceux qui ont abandonné leur corps à l'indifférence de nos pas. Il reconnaît dans le chœur, dans la nef et les bas-côtés, les officiants du passé et ceux d'aujourd'hui, les fidèles dans le calme de la prière, les éclats des grandes cérémonies (du chapitre de la Toison d'or au Te Deum des fêtes nationales) ; la discrétion des enterrements ; l'allégresse populaire des descentes de châsse ; la longue table du Jeudi-saint qui solennise la commémoration eucharistique ; la foule des festivals qui applaudit le Requiem de Fétis ou le Mystère des Disciples d'Emmaüs, l'étranger admiratif devant le Ressuscité de Du Brœucq, l'enfant ébahi par le "grand chariot doré ", l'organiste à la recherche d'une nouvelle inspiration, l'acolyte qui préférerait au maniement pendulaire de l'encensoir, le cache-cache derrière les piliers, dont ne se privent pas toujours les amoureux, eux qui reviendront, dans quelque temps, échanger leurs engagements.

Le gothique brabancon


La forme extérieure, massive, est généralement dotée d'une tour en façade (comme à Malines, Saint-Rombaut qui reste inachevée de son clocher ; parfois deux tours, comme à Anvers, voire trois, tel le projet jamais réalisé de la façade de Saint-Pierre de Louvain).

Chaque travée des bas-côtés a son pignon, il n'y a pas de rose ni en façade, ni aux bras du transept, mais de vastes baies à remplages de pierre.

L'ornementation y est rare, strictement subordonnée à l'architecture (des crochets aux pinacles et aux rampants des pignons, aux gables ; des niches aux contreforts).


L'actuelle collégiale du 15e siècle a succédé à d'autres églises qui ont occupé ce lieu depuis le 7e siècle, époque de la fondation du premier ermitage par sainte Waudru.
Elle a été construite à partir de 1450, suivant les plans d'architectes de Mons de Louvain. Sa construction a duré 139 ans ! Pendant tout ce temps, les maîtres d'oeuvre et les architectes successifs ont suivi le plan et la décoration du 15e siècle sans chercher à y introduire leur note personnelle ou à l'adapter au goût du jour, ce qui procure à l'église une formidable unité.

La tour
La tour unique - située à l'avant de l'édifice - devait avoir 190m de haut. Elle fut commencée en 1548 et jamais terminée. Les travaux ont été maintes fois interrompus jusqu'en 1687 date à laquelle ils ont été définitivement arrêtés à hauteur du toit. C'est pourquoi ont dit à Mons depuis le 16e siècle de quelque chose qui ne se termine jamais, " C'est la tour de Sainte-Waudru, on n'en verra pas le bout ! ".

Une histoire mouvementée
Au moment de la Révolution française, le riche chapitre des chanoinesses dût fuir la ville en abandonnant tous ses biens aux révolutionnaires. La collégiale fut privée de sa décoration et transformée entre autre en écurie. Elle fut sauvée de justesse de la démolition.Le bâtiment sera réhabilité en 1803 au moment de la restauration du culte par Napoléon, non plus comme paroisse personnelle mais comme paroisse principale de la ville de Mons.
Ainsi, aujourd'hui, Sainte-Waudru est devenue la paroisse en chef de la ville de Mons, à la place de l'ancienne paroisse de Saint-Germain, autrefois à ses côtés qui, elle, fut totalement détruite suite à la Révolution Française (1799).


La Procession du Car d'Or




Origine
Cette procession est, de toutes les manifestations de ce culte, celle qui a le mieux traversé les siècles. Très tôt, les processions en l'honneur de la sainte avaient certes été nombreuses. On sortait les reliques en de fréquentes occasions, lors des fêtes du calendrier liturgique. Mais vint l'année 1348 et, avec elle, une peste dont les annales disent qu'elle décima une bonne partie de la population de l'Occident. La région de Mons fut durement touchée, et c'est pourquoi une procession solennelle fut organisée le 7 octobre 1349, en l'honneur de la Sainte-Trinité. Le "corps saint de Madame sainte Waudru" alla à la rencontre du chapitre de Soignies qui, pour sa part, amenait le corps de saint Vincent. La rencontre eut lieu dans les bois de Maisières, à mi-chemin. Le fléau avait cessé, la procession devait entrer dans la tradition. Très vite, dès 1352, on la plaça au dimanche de la Trinité (le dimanche qui suit la Pentecôte) pour éviter le temps trop incertain de l'automne. C'est toujours à cette date qu'elle sort aujourd'hui dans une ville en liesse.

Historique
Pendant longtemps, cette procession fut un véritable marathon. Le cortège des chanoinesses du chapitre, les confréries, les reliques, quittaient Mons au petit matin et n'y rentraient que vers midi, après avoir parcouru un long trajet dans les campagnes avoisinantes (Un périple similaire est toujours effectué à Soignies avec le "tour Saint-Vincent").

Cependant, en ces temps lointains, vingt kilomètres représentaient un parcours fort long et très dangereux dans des contrées incertaines. Vers la fin du XVIIe siècle, on réduisit donc le parcours en le confinant à l'intérieur des remparts. C'est la trame de l'actuelle procession du Car d'Or qui dure environ deux heures.

Cette marque éclatante d'une ville à sa sainte patronne aurait pu, elle aussi, disparaître au début du xxe siècle, si l'année 1930 et le centenaire de l'indépendance de la Belgique n'avaient relancé la démarche, désormais solidement ancrée au cœur de la ducasse.