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Armentières
IL est difficile de dissocier lhôtel de ville (qui est déjà
inscrit à linventaire des monuments historiques) et le beffroi
puisquils sont imbriqués dans un même ensemble.
Armentières eut très tôt un beffroi et un hôtel
de ville. Une chronique raconte que le roi Louis XI les fit détruire
en 1477. Le beffroi fut réédifié en 1510, lhôtel
de ville au début du XVIIesiècle. En 1724, les échevins
décidèrent des transformations : depuis, le beffroi est
à demi engagé dans la toiture de lhôtel de ville.
En 1918, les Allemands minèrent lensemble, avant de quitter
précipitamment la ville. La municipalité daprès-guerre
chargea larchitecte Louis-Marie Cordonnier de sa reconstruction.
Les saillies régulières et la sobriété architecturale
de lensemble évoquent la Renaissance flamande. Pourtant,
les connaisseurs perçoivent un peu de gothique (les créneaux
à la base de la toiture), et un peu de médiéval.
La reconstruction de lhôtel de ville et de son beffroi fut
longue: la première pierre fut posée symboliquement le 11novembre
1925. En 1928, les services administratifs purent sy installer au
premier étage. Le nouvel édifice fut inauguré les
9, 10 et 11juin 1934 à loccasion des «Fêtes de
la renaissance» dArmentières.
À lintérieur du beffroi, lair est frais et il
faut payer de son souffle pour gravir les escaliers raides menant derrière
les horloges, puis au panorama (à 62 m). Là-haut, les rondeurs
des monts de Flandre côtoient les pics des tours dEuralille.
.Hauteur : 82,7 m ou 83 m.
. Nombre de marches : 201.
.Deux cloches de 510 et 1 220 kg.
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