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Comines
Face à face. Dun côté, le clocher de léglise
Saint-Chrysole, droit et byzantin, culmine à 51 mètres.
De lautre, le beffroi, adossé à lhôtel
de ville, rond et un peu bizarre, domine la GrandPlace de ses 58
mètres. Lun comme lautre sont devenus les symboles
de Comines. Depuis sept siècles, la ville vit à lombre
dun beffroi. Au Moyen-Age, il est en bois. Après chaque incendie,
les Cominois reconstruisent lédifice qui sert de tour de
guet. En 1623, un nouveau beffroi voit le jour. Une tour carrée
est surmontée dun bulbe, puis de deux campaniles. Cette architecture
est originale. Le 18 avril 1914, le monument est inscrit au titre des
monuments historiques. Mauvais présage...
Quatre ans plus tard, les Allemands rasent la ville et font exploser le
beffroi avant leur départ. Les édiles décident de
le reconstruire à lidentique. Cest Louis-Marie Cordonnier
qui dessine ce nouveau beffroi et lhôtel de ville adjacent.
Larchitecte en fait un bâtiment moderne : il remplace le chêne
par le béton. La tour alterne la brique et la pierre reconstituée,
un nouveau matériau. Le bulbe est recouvert dardoises et
surmonté de deux lanternes. A chaque point cardinaux est placée
une horloge. Les travaux se terminent en 1933. La Seconde Guerre mondiale
le laisse intact. En 2001, il est restauré et retrouve sa place
à linventaire supplémentaire des bâtiments historiques.
Hauteur : 58 mètres. La tour rectangulaire de trois étages
: 22 mètres. Le bulbe : 11 mètres.
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