Alexandre est accueilli comme un libérateur par les Egyptiens,
farouches ennemis des Perses. Il fonde, à l'Ouest du delta du
Nil, la ville d'Alexandrie, la première d'une longue série
qui sera édifiée jusqu'au fond du Caucase. Il confie l'administration
du pays à plusieurs chefs civils et militaires macédoniens.
Alexandre
Période de règne approximative : 331 à 322 avant
Jésus-Christ
Alexandre, fils de Philippe II
(contre les ambitions duquel s'était élevé Démosthène)
et de la princesse Olympias, fille du roi des Molosses en Epire, voit
le jour en juillet 356 à Pella, capitale du royaume de Macédoine.
Elève du philosophe Aristote, Alexandre s'éprend des
héros de l'Iliade, d'Achille en particulier. Il prétend
en être un descendant et en fait son modèle. Son père
lui fait partager son pouvoir. Il conduit la cavalerie à la
bataille de Chéronée (338 avant Jésus-Christ)
et devient l'ambassadeur chargé de rapporter à Athènes
les cendres des Athéniens tués. Philippe II est assassiné
en 336 avant Jésus-Christ.
L'accession au trône d'Alexandre
s'accompagne de troubles provoqués par la noblesse macédonienne.
La répression est sanglante. Thèbes, qui s'était
soulevée avec l'aide tacite des Athéniens, est vaincue
et la ville totalement rasée. Le calme revenu et le pouvoir
fermement établi, Alexandre part à la conquête
de l'Asie Mineure en 334 avant Jésus-Christ sous le prétexte
d'une guerre de représailles pour les torts subis lors des
guerres médiques. Il confie provisoirement le pouvoir à
Antipater et laisse sur place les contingents les plus fidèles
de son armée.
Parti d'Amphipolis en Thrace, il
débarque à Troie à la tête de 35.000 fantassins
et 5.000 cavaliers. Le roi de Perse, Darius III Codoman, n'intervient
pas durant la traversée de l'Hellespont. Son armée,
très supérieure en nombre, tente d'arrêter l'armée
macédonienne sur les rives du Granique au mois de mai. Cette
bataille, au cours de laquelle l'armée d'Alexandre doit de
traverser le fleuve et escalader une rive escarpée, se solde
par la victoire des Grecs. Les Perses prennent la fuite. Alexandre
étend son avantage à l'ensemble de la région
côtière afin de priver les Perses de base pour envahir
la Grèce. Il libère plusieurs villes de leur tyran et
rétablit la démocratie. Les villes qui résistent
(Halicarnasse, Lampsaque ou Aspendos) sont assiégées
et vaincues. La période hivernale 334-333 avant Jésus-Christ
est mise à profit pour s'emparer de la Lycie, la Pamphilie,
la Pisidie au Sud de l'Asie Mineure. Le gouvernement de cette région
est confié à son ami Néarque.
Les armées grecques pénètrent
alors à l'intérieur du territoire et s'emparent de Gordion.
Alexandre tranche d'un coup d'épée le noeud fixant le
joug au char de l'ancien roi Gordios. Il se dirige ensuite, à
l'Est, vers les monts Taurus qu'il franchit aisément. Alexandre
tombe malade après avoir pris un bain dans le Cydnus et s'être
emparé de Tarse, ville dans laquelle il frappe monnaie. Le
roi de Sparte, allié aux amiraux perses, tente de s'emparer
du pouvoir. L'armée grecque affronte les forces perses forte
de 600.000 hommes, concentrées dans la plaine d'Issos large
de cinq kilomètres et située entre les monts Taurus
et la mer. Alexandre reporte une victoire éclatante. Darius
s'enfuit, laissant en otage sa mère, sa femme, ses filles ainsi
qu'un immense butin. Il se retire au-delà de l'Euphrate. Les
routes de la Syrie et de l'Egypte sont ouvertes.
Plusieurs villes se rendent. Tyr,
qui bénéficie d'une position insulaire, résiste
pendant sept mois avant de se rendre. Huit mille Tyriens périssent
et les autres sont vendus. Il s'attaque ensuite à Gaza où
il est blessé à deux reprises. Alexandre est accueilli
comme un libérateur par les Egyptiens, farouches ennemis des
Perses. Il fonde, à l'Ouest du delta du Nil, la ville d'Alexandrie,
la première d'une longue série qui sera édifiée
jusqu'au fond du Caucase. Il confie l'administration du pays à
plusieurs chefs civils et militaires macédoniens. Les prêtres
du dieu Amon lui donnent le titre de "fils d'Amon" jadis
porté par les Pharaons. Il devient un dieu égyptien.
Devenu maître de l'Asie hellénique
et méditerranéenne. Il repart en guerre contre Darius
en 331 avant Jésus-Christ afin de devenir également
roi de Perse. Il franchit le Tigre et l'Euphrate sans rencontrer de
résistance. L'affrontement intervient à l'Est du Tigre,
près de Gargamèle, au Nord d'Arbèles. Prise en
tenaille entre la cavalerie grecque conduite par le roi, sur la droite,
et la puissante phalange macédonienne, au centre, l'armée
perse forte de près d'un million d'hommes est une nouvelle
fois vaincue. Darius prend la fuite le 2 octobre 331 avant Jésus-Christ,
abandonnant derrière lui son char et ses armes. Toutes les
capitales de l'empire perse sont pillées tandis que les habitants
sont épargnés. Alexandre est accueilli à Babylone
et à Suse en qualité de roi de l'Asie. Il fait incendier
les palais de Persépolis en représailles, dit-on, des
crimes commis par Xerxès et rend hommage au tombeau de Cyrus
le Grand à Pasargades.
Darius, entouré d'une poignée
de fidèles dont le nombre diminue, s'enfonce à l'Est
du pays. Alexandre cherche à la capturer. Il pense le trouver
à Ecbatane. A l'issue d'une véritable course poursuite,
et alors qu'il est à portée de main d'Alexandre, Darius
est tué par l'un de ses satrapes. Le nouveau roi d'Asie fait
rendre les honneurs royaux à la dépouille de Darius
et s'empare de sa couronne. Il peut alors soumettre la Perse orientale
(Afghanistan, Turkestan et Béloutchistan) mais doit faire face
à une guérilla qui durera de 330 à 328 avant
Jésus-Christ. Les conditions climatiques sont difficiles et
le terrain propice à la résistance. La révolte
prend fin avec la soumission de la Sogdiane et de la Bactriane. Alexandre
épouse, dans le rite perse, Roxane, fille du bactrien Oxyarte.
Le moral des troupes, usées par plusieurs années de
campagne et la nostalgie du pays, faiblit. Les nobles macédoniens
s'inquiètent de voir leur roi se comporter en monarque absolu
et adopter le vêtement et les habitudes perses.
La Perse orientale soumise, Alexandre
peut se diriger vers l'Inde, pays peuplé d'êtres fantastiques
et regorgeant de merveilles à ses yeux. Il disposait des renseignements
rapportés par la dynastie perse et par certaines relations
parmi lesquelles Hérodote. Il descend le bassin de l'Indus
et se dirige vers l'Hydaspe située à la frontière
du royaume perse. L'entrée en Inde est conditionnée
par une victoire sur le roi Poros qui veut en interdire l'accès
aux Macédoniens. Alexandre franchit le fleuve par ruse. La
victoire est longue à se dessiner. L'armée de Poros,
renforcée d'éléphants, oppose une farouche résistance.
Le vainqueur, sachant apprécier la dignité du vaincu,
lui porte de l'estime et le traite en allié. L'armée,
parvenue en pleine mousson jusqu'aux rives du Gange (limite extrême
du monde connu) se mutine. Alexandre revient vers l'Indus et descend
au Sud en direction de l'Océan Indien. Il traverse le désert
de Gédrosie, parallèlement au Golfe Persique, au prix
de pertes en vies humaines très élevées. Néarque,
à la tête de la flotte, longe le rivage, de l'embouchure
de l'Indus à celle de l'Euphrate, dans des conditions également
difficiles.
Il parvient au fond du Golfe Persique
et retrouve Alexandre à Suse. Le roi y organise les noces de
Suse aux cours desquelles dix mille soldats, quatre-vingts généraux,
le lui-même prennent une épouse d'origine perse. Statira,
la fille aînée de Darius, devient la compagne d'Alexandre.
Il retourne ensuite à Babylone où il entreprend un vaste
programme de travaux. Victime d'une crise de fièvre maligne.
Il meurt en quelques jours en juillet 323 avant Jésus-Christ.
Le corps d'Alexandre sera plus tard transféré de Babylone
à Memphis, puis inhumé à Alexandrie, par les
soins de Ptolémée Ier Sôter, ancien général
dans son armée et fondateur d'une dynastie alexandrine. Le
lieu ou repose la dépouille d'Alexandre est toujours un mystère.
Personnes
ayant exercé le pouvoir
Alexandre
(le Grand) (-356--323)
Alexandre, fils
de Philippe II (contre les ambitions duquel s'était élevé
Démosthène) et de la princesse Olympias, fille du roi
des Molosses en Epire, voit le jour en juillet 356 à Pella,
capitale du royaume de Macédoine.
Enfant de : Philippe II de Macédoine
Roi d'Egypte (entre 333 et 323 avant J.C.)
Roi de Grèce (entre 336 et 323 avant J.C.)
Roi de Perse (entre 331 et 323 avant J.C.)
Alexandre
IV (Aegos)
Enfant de : Alexandre
(le Grand) et Roxane
Roi d'Egypte (entre 316 et 304 avant
J.C.)
lien vers la grèce
http://perso.orange.fr/miltiade/grecehellenistique.htm