
Oh humaine chaire

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Oh
humaine chaire
Ton corps sombre ne mintéresse plus. Toi si belle, toi si enivrante, toi si diable ! Ton corps ainsi désarticulé à mes pieds ne me fait ressentir que puanteur. Oh puissance démoniaque quest lamour Cette agressivité, cette possession te fait tenir devant moi, gisante, morte Toi qui ne ma jamais considéré que comme ton clown, ta paillasse Tu es servante agenouillée dans ta mort. Je tai aimé et je taime encore, cest pour cette raison que tu devais mourir pour que je puisse munir à toi au moins une fois, même si cela nest que dans la mort. Tu es violette, tu as les yeux sortis de tes orbites Tu es si laide mais le corps, la beauté que tu chérissais tant est tellement absurde un rien et notre nature profonde se révèle. Nous navons quun masque de peau, en dessous notre chaire trahit une laideur profonde. Lêtre humain est un film dhorreur caché Une farce qui fait croire. Regarde, si je tarrache ta si belle peau brune, tu serais horreur que lon fuit et lon dira de moi lorsque lon retrouvera ton corps Que je suis un fou. Un fou assassin, une bête féroce Mais la vraie nature de ta beauté sera révélée Toi qui te croyais si belle, tu nes ni plus, ni moins quune boule de chaire qui est sortie un jour dun orifice ensanglanté et qui part grise Pourquoi mas-tu tant fait souffrir, pourquoi mavoir ainsi manipulé Le cur est au diable, ce cur que tu as gagné Ne pouvait dire quune chose Soit à moi ! Lattachement nest pas le véritable amour. Lamour est le désintéressement Lamour est la sensibilité désintéressée. Comment tappeler ? Un jour que je tavais vu danser Chaque homme posait son regard sur tes fesses galbées, remuantes dans une danse de sexe, un appel au viol, un appel à te prendre Et tu souriais Tu souriais Moi je pleure, je tai tué, je suis moins que rien Je ne suis que cette enveloppe pleine de chaire, chaire rougie, qui pourrit, qui séteint . . Je remue cette main, je sers mes doigts, et je sens artère et articulation bouger Je sens cette immondice que je ne vois pas mais que je veux enfin voir nu ! Mon sang coule, je te rejoins en ce lieu ou la chaire nexiste plus Oh humaine chaire Je te hais |