Axel est un jeune talent tres prometteur

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poemes

Loin de ce monde

 

Loin de ce monde.

S’offre aux yeux un désert de sable, de ciment, de métal de carcasse informe et au milieu de ce spectacle une femme, elle est debout, son regard pointé vers l’horizon, tenant fermement, si fermement, la main de son mari dans la sienne…

Une jeune femme dans son tailleur de bureau restant là, effarée par le spectacle qui s’offre à elle, ce spectacle de désolation, ce désert glacé, givré, statué de toute vie.

On nous avait prévenus depuis des d’années, mais tout c’est passé tellement vite ! Oui tellement vite, on ne pensait pas que cela arriverait… N’est ce pas chéri ? Oui tellement vite.

Cela a commencé par les alertes des scientifiques, le pôle Nord menaçait de complètement céder, mais l’on n’y prenait pas garde ! Oh ! On a bien fait des efforts d’écologies, les bouteilles plastiques dans le bon compartiment à ordure, du recyclage… puis on nous demandait de moins prendre la voiture, puis les aérosols, puis encore et encore d’autre restriction, mais nous ne les suivions qu’à peine, les grands de ce monde devant les pertes financières n’entendaient rien, puis les médias rassurant payés par des dessous de table. Où sont-ils ces grands, où sont-ils ces journalistes maintenant ? Morts par leurs cupidités. On a tendance à prendre au sérieux les alertes que lorsqu’elles sont à nos portes. Et les calottes ont cédé.

La moitié du monde s’est retrouvé sous les eaux.

Le climat se mit à changer, les cultures pourrissaient sur pieds, la nourriture coûtait une fortune, le marché noir fit fortune ! Fortune… Encore fortune, fortune jusqu’où peux-tu mener les hommes ? Les plus pauvres mourraient de malnutritions. Tous ce que l’on pensait acquis ne l’étaient plus. La population était trop nombreuse pour être entièrement nourri. Des bandes armées formées par les plus pauvres pullulaient. La vie était intolérable.

Les scientifiques ont bien cherché des solutions, mais là où nous les écoutions enfin, ils n’en trouvaient aucune … Seule des idées plus horrible les une que les autres venaient à leurs esprits. Je regardais alors ma bouteille plastique avec dépit et des aérosols, ils n’y en avaient plus.

Et comme si cela ne suffisait pas, pour rendre les choses encore plus intolérables, l’oxygène, oui ce gaz que l’on a l’habitude d’avoir à profusion, commençait à également manquer. Les forêts dépérissaient. On nous donna des bouteilles d’oxygènes, enfin surtout pour les travailleurs. Et les bandes armées n’existèrent bientôt plut. Malnutrition allié au manque d’oxygène leur a été fatale. On avait bien prévu d’envoyer dans l’espace des vaisseaux colonies, mais pas une once d’oxygène et de courage à brûler pour le départ, on a pensé à des villes sous bulles afin de garder précieusement l’oxygène à l’intérieur et recueillir de manière tout aussi précieuse l’oxygène du dehors.

Mais les forces des hommes commençaient à les abandonner. Les maladies firent de plus en plus leur apparition, les plantes manquaient pour les remèdes et les médicaments de synthèse montraient leur faiblesse face aux maladies les plus graves… La puanteur régnait. Mais les hommes s’habituèrent, peut être l’évolution… Mais l’homme est l’homme ! La jalousie… Cette satanée jalousie. Tu te souviens chéri ? Ce sont les Chinois qui les premiers ont fait comprendre que la note du glas avait sonné. L’homme trouve toujours des forces pour assassiner son voisin. Ils envahirent le Japon, la Russie. D’autre pays se firent la guerre pour gagner une once de nourriture, pour garder pour leur seule narine une once d’oxygène.

Et un jour se fût la fin pour nous tous. Les armées se retrouvèrent bloquées les une en face des autres… épuisées.

L’arme atomique, les arme nucléaire se firent entendre. Pour annoncer la fin du monde.

Et maintenant ce désert sans vie, ce désert….

Pauvre femme qui tombe à genoux et se met à pleurer.

Elle qui tenait si fermement la main de son mari, elle se mit à la lâcher pour joindre les siennes sur son visage pleins de larmes. Laissant ainsi tombé ce bras ensanglanté, ce bras arraché de son buste, vestige de la folie des hommes.