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Il
y a un feu chez moi.
Il y'a un feu de cheminée imaginaire chez moi, il me réchauffe
tendrement. C'est un souvenir.
Il y'a une pièce réelle chez moi, elle est exigue,
une bougie en face sur un bureau. C'est une hypnose.
Ce feu de cheminée, reflet de flamme folle qui se lèche
et cherche un chemin, comme une pénétration entière,
entraînante. Je suis consumé de ce souvenir
Amer en ce moment.
C'est
un souvenir d'une chaise oubliée par le temps, les secondes,
les heures, les jours, les années. Mais cette flamme, cette
flamme qui lèche mon corps entier d'une chaleur, je la
détourne dans mon tombeau.
Fermé,
je suis un au revoir. Ouvert je suis un souvenir. Regarde, regarde
ce ciel perdu, déchu, âme immatérielle. Ce
conduit qui mène vers une paix céleste. Je ne peux
que sourire.
Ce
feu de cheminée est un rêve perdu d'une âme
déchue. Je tremble sur ce clavier, mes forces
Existent
elles ? Je suis épuisé. C'est alors que la déchéance
se retrouve en une flamme, une flamme de bougie, petite, rapide
à consumer
Elle aussi est un au revoir. Mais pourtant,
elle est chaude, puissante
Consumer à son environnement,
elle est enivrante, grande, forte
Un tout, un groupe
Une auréole de bénédiction grise.
Les
pensées sont traversées de situations comiques,
celles que l'on n'a pas vécues. Est ce le moment alors
de vivre ce qui est à vivre ?
A
quel moment se trouve la prison d'un conduit de cheminée
? Quand se trouve la liberté d'un embrasement ? C'est une
futilité entière que de croire à la liberté.
Vivre libre à en mourir, ou mourir consumé par une
flamme de bougie.
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