Axel est un jeune talent tres prometteur
je vous invite a decouvrir ses magnifiques
poemes

Dame Blanche

Dame Blanche

Je pensais réellement arriver plus tôt chez moi par ce « raccourci », mais le raccourci que j’ai prit m’emmena bien plus loin que je ne pouvais le songer. Mais je m’en vais vous raconter mon histoire.

Je m’appel Serguei Doubanof, j’habite la Sibérie dans un petit patelin du coté de Pétrovinsk, je suis se que l’on peut appeler un ancien bagnard du goulag. On m’a accordé une seconde vie dans ce trou perdu qu’est la Sibérie. J’ai une petite isba, une gentille femme bien honnête qui donnera bas bientôt à un petit Doubanof. Je devais vivre normalement du fruit de la terre, mais ici la glace casse mes envi aussi sûrement que si elle ce brisait elle même et me faisait prendre un bain forcé. Je suis donc devenu un chasseur vivant de la chair et de la peau des bêtes. C’est une occupation comme une autre et qui rempli bien de ce qu’il faut de Kwas mon estomac d’ivrogne. Mais en faite je ne suis pas un ivrogne, c’est ma femme qui dit ça, ici cette boisson est pour ainsi dire un médicament qui cale bien la chaleur à l’intérieur de vos tripes. La vieille Kousitche de la forêt dit même cette vieille sorcière que le Kwas est une boisson qui est la base de la résistance du Moujik Russe.
Et je ne me prive pas de pouvoir être encore plus résistant. C’est d’ailleurs sans doute parce que il ne boit pas de Kwas que Liniuonof mon ancien compagnon de chasse est mort dans le froid. Paix à son âme d’aristo à celui là. Je l’ai connu au Goulag, l’un de ces décembristes déchu puni par notre Saint empereur Nicolas 1er, le 26 décembre 1825 il a bien prouvé que c’était bien dieu qui l’avait mit où il était… Nous autres les moujik on est que de la barbaque, bon à obéir et à courber l’échine. Mais toucher à l’empereur jamais de la vie, peau d’aristo Linionof a payé son crime envers l’empereur, paix à son âme d’aristo ouais… Ce que sa femme elle a pu pleurer la pauvre femme. Il était bien bon et je l’ai vite prit sous mon aile celui là, monnayant quelques cigarettes et rouble je lui offrais ma protection, on ne les aimait pas les aristos déchus au goulag, ah non on ne les aimait pas. Mais c’était un bien brave gars peut être seulement qu’il avait pour défaut de ne pas boire, mais personne n’est parfait en ce bas monde. Mais une nuit d’hiver le froid l’a emporté, triste, vraiment triste. C’est moi qui ai retrouvé le corps, j’ai prit ses frusques et autres affaires, il avait une bonne pipe le bougre, je me rappelle de lui comme ça, ouais comme ça je me rappelle de lui.
Et je pense notamment à lui depuis ce qui m’est arrivé ! Ouais, ouais je sais je suis long à en venir, mais ne priver pas au vieillard que je suis de raconter ses pauvres histoires.

L’hiver battait son plein, les animaux avaient déserté les plaines et les forets, mais quelque menu gibier en « hivernation » comme m’avait dit scientifiquement Liniunof, ouais c’est ça hivernation, ben y’en avait encore de ces bestioles là, fallait les débusquer et j’avais pu en débusquer quelques unes. J’allais rentrer chez moi par un raccourci, quand une purée blanche m’est tombée dessus, moi qui avais voulu prendre un raccourci et bien je ne pouvais plus me repérer à deux pas… Ouais perdu quoi et même pas une bouteille pour ce réchauffer, le temps passé et je mettais à peine un pied devant l’autre, ouais la fatigue quoi, je m’engourdissais, jusqu'à ne plus bouger. Et je me suis allongé sur la neige, je voyais déjà mon dernier jour arriver. Mais mon âme de moujik avait pas peur de ce trouver devant le grand maître, j’avais fait quelques conneries dans ma vie, mais le pope me disait que ça irait si je prenais soin de ma femme et que je lui donnait de l’argent à lui pour les pauvres comme il disait, comme si j’étais riche moi. Mais l’âme à pas de prix, même celle d’un serf comme moi.
Le froid vous donne une drôle d’impression au début ça te brûle les boyaux, puis ensuite c’est comme une bonne cuite, tu sens plus rien et tu te souviens plus de rien et qu’est ce que j’ai pensé, j’ai pensé au Liniunof qui devait être mort pareille que moi et également que j’avais pas donné grand choses au pope ces derniers temps, là ça m’inquiétait. Puis mes forces m’abandonnèrent totalement et je me suis endormi d’un profond sommeil, peuplé de mauvais rêve.

Liniunof que je me suis écrié !!! Jamais j’aurai pensé que ça serait toi qui viendrais me chercher à la porte du jugement ! Comment tu vas ? Au faite tu sais les roubles que je t’ai prise là ce jour là sur ton cadavre, je les gardais bien au chaud pour ta femme, tu connais les femmes c’est dépensières, alors je pensais que si jamais elle avait besoin, vraiment besoin je lui donnerai ! Tu le sais hein ?
Mais Liniunof, il me regardait avec des yeux vides, ouais faut dire aussi que il a jamais eu des yeux expressif le bougre, on aurait dit toujours entrain de chialer celui là, mais là c’était pas pareil, il me foutait les boules là, je regardais dans ma poche si j’avais pas des roubles à lui donner… Ah ça oui il me foutait les glandes, mais rien et le temps que je regarde ma poche et que je regarde ensuite vers lui il était plus là, j’étais dans un drôle d’endroit, tout blanc et il était là, puis plus là, y’a de ma magie que je me suis dis là-dessous. On a beau être un moujik robuste, contre la magie on ne peut rien faire. Je me demandais si j’étais au paradis ou en enfer, mais des deux si c’était l’un, je ne le voyais pas du tout ainsi.
J’ai marché, mais en faite je marché pas, ou pas de repère pour me dire oui mon vieux tu as déplacé tes os de ça, non, je faisais du surplace puis une voix m’a appelé, ouais c’était derrière moi, une voix à vous retourner l’estomac et à tout gerber devant vous, ouais une voix de sorcière c’était sur que c’était une sorcière et j’avais pas un seul talisman sur moi. Puis elle est apparu, jolie la bougresse, mais pâle comme cette poisse blanche que j’avais autour de moi. Elle m’a regardé et bonjour que je lui ai dit et elle me répondit pas, elle a tourné autour de moi puis vla qu’elle pleure et m’enlace, je fais pleuré les femmes que je me dis maintenant, c’est du jolie, je me souvenais pas d’avoir fait pleurer ma femme juste en la regardant, pt’être un peu quand je la rudoyais « gentiment » ouais dieu t’a entendu hein, c’était gentil quand je la tapais ma femme, puis faut leur apprendre à vivre, un jour elles voudront le pouvoir celle là et faire des bébés toutes seules si on les remet pas à leur place, c’est comme Eve qui a voulu faire son intéressante. Mais je pensais tout cela et voila qu’elle commence à toucher du coté de la panse à pisse, ouais mais je m’excitais pas et qui que voila je vous le donne entre mille Liniunof, il regardait ce pervers, je le pensais pas comme ça et il dit enfin un mot et me dit regarde, regarde que je lui dis ? Mais quoi ? Toi me dit il, et voila que j’étais à poil, imberbe, enfant et que je vois la dame en blanc qui accouche… De moi-même !!! Mais oui c’est ma pauvre mère…
Sérieux là j’étais dans un mauvais tripe que je me dis, peut être que j’étais pas dehors et que ma bouteille de kwas de l’autre soir, j’en ai trop bu ! Ouais, ouais c’est ça en faite que je me dis et je souri l’air de dire, vous m’avez pas eu, tra là là là. Et j’avance devant ma mère et je me dis que si c’est un rêve que je fais se que je veux et vlan que je lui fou une beigne dans la gueule à cette pouffiasse, elle pense que je sais pas que elle ce prostituait et que je dois être né de plus d’un père, elle m’a abandonné après… Ouais elle a bien fait de crever celle là que je me dis, mais je me rendis compte que lorsque mon coup est parti, elle disparu et n »accouchait plus de moi, mais que Liniunof s’avançait ver moi avec sa pipe à la bouche… Il avance et me dit…
Dame blanche… Dame qui sait, dame vierge de l’enfant qui est né.
Et je me réveille, dans cette neige, je suis pas mort, j’ai rêvé et j’essaye d’avancer, ouais nan là c’est trop, si c’est un avant goût de la mort, c’est vive la vie que je me dis et une silhouette est apparu dans la neige, c’était la femme qui était ma mère, mais elle n’était plus elle… je me suis surpris à dire… « Je t’aime » et à pleurer. Ouais je sais, je suis pas normal et que ça n’a ni queue ni tête de dire ça, mais c’est mon histoire !
Et paf, je dis ça et vla que je retourne dans mon sommeil. Ouais, je dormais, le lendemain je me réveille dans ma chambre avec un arrière goût amer dans la bouche, ouais gueule de bois que je me dis, mais je n’en n’étais pas sur… Mais si la bouteille est là.
Ah te voila que me dit ma femme, tu te réveilles enfin, 2jours que tu dors, je me suis demandé ce qui c’était passé quand cette dame habillé toute de blanc t’a ramené, tu vas voir jupon ailleurs alors vaurien ? Ah que ton âme n’aille pas à dieu mon gars avec tous les pêchés que tu as dans la panse, tu vas éclater en enfer.


Je me suis assis, après lui avoir donné une bonne taloche, puis je remarque que dans ma poche résonnée un bruit… de vide… La pipe avait disparu et moi je n’étais plus là…Et j’entends au loin Liniunof qui me dit…

« Dame blanche… Dame qui sait, dame vierge de l’enfant qui est né, devant elle n’es tu jamais prêt à paraître devant le grand timonier » … « Ah oui aussi merci pour ma pipe ».

Qu’est ce qui me voulait me foutre la pétoche celui là ?

Voila l’histoire comme elle est vraie que je te dis et j’ai du mal à me trouver une aussi bonne pipe, le voleur que moi je te dis!


Ce qui restera

Il est assis au pied d’un arrêt de bus, baluchon sur la tête pour mieux là caler et je passe innocent devant lui… Devant moi une affiche futile qui vente les mérites d’un produit qui doit vous faire sentir plus mâle… Bizarrement, c’est mal que cela me fou.

L’étrangeté d’un monde qui parait si bien et qui va si mal, chose que l’on voit parfois au pied d’un arrêt de bus et qui finalement, file, s’oublie, disparaît, reste étranger au domaine de la mémoire. Et Hermès restera. Demain, j’achèterai Hermès… Il a l’air bien.


Avec les Vers

Je m’en vais seul le soir dans les rues de la mort. Mon cœur s’en va et me dit un léger au revoir emprunt de pleur, il n’est plus de ma personne et il peut enfin pleurer sur moi. Lentement mon cerveau me susurre des choses qui aident à s’en aller. Et chaque parcelle de vie que je vois autour de moi me semble soudain tellement dérisoire. Ou est ce que c’est moi qui est dérisoire ? Suis-je dans une réflexion issu d’une tromperie sans nom que même mon cœur m’abandonne pour ce fondre au noir du très fond de la chaire. Rien qu’une chaire qui ne veut absolument rien dire, comme mon âme qui n’a en faite jamais existé. Comme ce monde qui ce pose comme un cimetière où tant de désillusions se sont retrouvés dans le néant, se sont retrouvés sous la terre… De l’espoir de la naissance puis de ce qui est à attendre de la vie. Cette vie ! C’est une fin inéluctable et un sacrifice de temps pour échapper à cette réalité que l’on souhaite toujours plus loin. Mais à vivre 100ans ou 20ans, lorsque la mort est en face de vous… tout cela n’a plus d’importance, c’est comme mon cœur qui n’est qu’un amas de chaire, la terreur de ce rendre compte un jour que nul sentiment n’est renfermé à l’intérieur, c’est comme aussi cette âme inexistante, qui ne peut rien apporter dans l’avenir, cette âme qui est une tromperie pour enfant, un jolie conte que l’on peut appeler… Expiation.
Des gens jonglent avec des millions, papier ou or tout droit sortir du ventre de la terre, de ce cimetière. D’autres de vie gentilles, de petite malversation croient en des rêves qui ne sont pas et des gens pauvres que seule la terre pourra rendre à une quelconque utilité. Navrant et accablant que de marcher dans la rue des hommes morts qui marchent debout… Accablants de ne pouvoir quitter cette terre comme eux. Accablant d’être ce que je suis, une personne vide, une personne qui est un fantôme qui n’a pu rejoindre dans un glorieux festin, l’estomac des vers. La vie n’est ce pas le festin d’un jour, celui de l’horreur ?